A bien y regarder, le nom d’emprunt choisi par les parisiens de Mangrove pour désigner leur formation n’est pas dénué de logique. Il y a bien entendu celle d’une enfance passée à Singapour pour deux d’entre eux. Il y a aussi celle liée aux caractéristiques de cette végétation tropicale, immergée et laissant entrevoir ses racines […]
A bien y regarder, le nom d’emprunt choisi par les parisiens de Mangrove pour désigner leur formation n’est pas dénué de logique. Il y a bien entendu celle d’une enfance passée à Singapour pour deux d’entre eux. Il y a aussi celle liée aux caractéristiques de cette végétation tropicale, immergée et laissant entrevoir ses racines imposantes à marée basse. A contre-courant des tendances actuelles, le trio parisien débarque sans faire de bruit avec un premier EP prometteur.
Produit par Julien Trimoreau, connu et reconnu pour son boulot avec Nelson, Narrow Terrence ou The National, "Eyes Closed EP" délivre 4 titres de pop mélancolique d’excellente facture. Portées par une section rythmique aux confluents de l’indus et du post-punk, les mélodies de Mangrove peuvent compter sur les guitares aériennes et la voix caverneuse et fragile d’Alexandre Millet pour un excédent de sève.
De Radiohead (la ligne de basse de Up In The Hills) à Joy Division (le chant habité de Karl) en passant par The National (Eyes Closed) ou Arcade Fire (le duo basse/batterie et les choeurs montant de l’excellent From The Valley), les racines de Mangrove émergent donc de façon habile, pour le plus grand bonheur de nos oreilles. On attend avec impatience la suite sur grand format.






