"> Monade - Monstre Cosmic - Indiepoprock

Monstre Cosmic


Un album de sorti en chez .

Cela fait maintenant une quinzaine d’années que Stereolab fait figure de pilier du mouvement post-rock. Pourtant, depuis 2003, son inimitable chanteuse, Laetitia Sadier, s’est lancée dans un projet solo intitulé Monade. Officiant à l’écriture de tous les morceaux, du chant et de quelques instruments (guitare, clavier), elle s’est s’entouré de musiciens bordelais afin de nous […]

Cela fait maintenant une quinzaine d’années que Stereolab fait figure de pilier du mouvement post-rock. Pourtant, depuis 2003, son inimitable chanteuse, Laetitia Sadier, s’est lancée dans un projet solo intitulé Monade. Officiant à l’écriture de tous les morceaux, du chant et de quelques instruments (guitare, clavier), elle s’est s’entouré de musiciens bordelais afin de nous offrir un troisième album délicieusement décalé : "Monstre Cosmic".
 
A l’écoute du superbe Etoile, placé en ouverture, on retrouve avec évidence de nombreux éléments stylistiques de Stereolab : rythmiques métronomiques, basses mélodiques et claquantes, guitares répétitives, une collection de claviers vintage, entre Moog et Farfisa. On y retrouve surtout la fabuleuse voix de Laetitia Sadier, un organe qui en énerve plus d’un. Ce rejet est surprenant, tant la voix de la chanteuse réussit à synthétiser avec merveille celles de Nico et Brigitte Fontaine. On avance donc en terrain connu, au milieu de ces ambiances à la fois post-rock, électro, pop, kitsch, krautrock, et jazzy, qui nous laissent dans un état semi-gazeux …
 
Si la ressemblance avec Stereolab est frappante, l’écriture de Laetitia Sadier se fait plus variée qu’avec son groupe d’origine. Etoile, sous son écrin de pop quasi parfait, propose un texte sur la folie plutôt cafardeux. Elle Topo joue sur les changements de rythmes, entre acoustique ensoleillée et krautrock binaire, le tout évoquant de nombreux paysages cinématographiques, que l’on imagine en référence au film de Jodorowsky. Sur Regarde, Laetitia Sadier fait preuve d’une écriture noire et décalée. Entre volupté et beauté malade, Monade réussit à exister en proposant quelques variations subtiles par rapport à Stereolab.
 
Alors que le morceau caché, White Light, vient ponctuer l’album avec une magnifique conclusion, on reste frappé par les derniers mots magnifiques de ce "Monstre Cosmic". Moins marquée par l’Internationale Socialiste que sur certains albums de Stereolab, Laetitia Sadier nous revient avec un superbe album dont l’insidieuse subversion a finit par devenir indispensable.

Chroniqueur
  • Publication 222 vues1 avril 2008
  • Tags MonadeToo Pure
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Tracklist

  1. Noir-Noir
  2. Etoile
  3. Lost Language
  4. Elle Topo
  5. Messe Joyeuse
  6. Regarde
  7. Invitation
  8. Tout En Tout Est Un
  9. Entre Chien Et Loup
  10. Change of Destination
  11. White Light
  12. Change of Destination Again