"> Mutual Benefit - Love's Crushing Diamond - Indiepoprock

Love’s Crushing Diamond


Un album de sorti en chez .

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Après avoir conquis l'an dernier les terres américaines et ses plus fervents passionnés de folk au lyrisme épuré, le premier album de Mutual Benefit traverse ce mois-ci l'Atlantique pour s'installer dans les bacs européens.

En substance, « Love’s Crushing Diamond » est une collection de sept pièces toutes aussi somptueuses les unes que les autres. Fruits d’un projet quelque peu singulier initié par un jeune songwriter originaire de l’Ohio, les morceaux de cette première livraison ont été conçus selon une organisation interne pour le moins atypique. En effet, Mutual Benefit peut tout aussi bien n’être qu’un one-man-band que se déployer en un ensemble tentaculaire selon le jour et l’endroit d’un enregistrement. Car derrière cette entité se cache en réalité un seul et unique métronome, Jordan Lee, secondé ponctuellement dans sa tâche par ses amis musiciens (les groupes Cry Guy, Lizard Kisses…) avec qui il a arpenté les quatre coins des States à l’époque où celui-ci avait publié quelques EP, bidouillés avec des moyens réduits mais déjà révélateurs d’une aisance lyrique bien ancrée dans le tissu de ses compositions.

Sous ses airs timides et enfantins, Lee s’apparente pourtant à un vieux baroudeur folk avide d’escapades, baluchon et housse de guitare sur le dos, amoureux de la nature et contemplateur dans l’âme lorsque des paysages foudroyants de beauté s’offrent à lui. Les deux pièces liminaires de ce premier recueil, Strong River et Golden Wake, en sont les illustrations parfaites, symboles d’apesanteur bercée par des ondes japonisantes et autres attrape-rêves en suspension. La sensation de légèreté sus-citée gagne en altitude lorsque banjo et violons mènent l’expédition avec une intensité bouleversante d’esthétisme (Advanced Falconry, Strong Swimmer), agrémentée de la voix douce et fragile d’un Jordan Lee pourtant sûr de son affaire. Épaulé ou en solitaire, l’âme vagabonde de Mutual Benefit semble s’être insufflé nombre d’énergies positives pour s’approcher au plus près de la magnificence, conservant durant ces furtives trente-deux minutes le cap d’un ambient-folk scellé de poésie et d’atmosphères galvanisantes. Résultant d’un enchaînement de délicieux mouvements collectifs (That Light That’s Blinding, « Let’s Play »/Statue of a Man), le morceau C.L. Rosarian dresse ses lisières majestueuses en point culminant d’une oeuvre à couper le souffle, qu’il semble bon d’apprécier une fois les paupières délicatement détendues.

Comme son nom, du reste, l’indique, ce florilège est un véritable diamant à l’état brut, limpide et radieux, dévoilant toute l’étendue de sa splendeur au fil des écoutes. « Love’s Crushing Diamond » est certainement l’un des albums à découvrir expressément en ce premier mois de la nouvelle année, et on vous laisse volontiers le soin d’en apprécier la rutilance. Un joli présent de Noël avec quelques jours de retard….

 

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Tracklist

  1. Empty
  2. Maze
  3. HeMotions
  4. Demonz (feat. Brent Faiyaz) - Interlude
  5. Fast
  6. Hear Me Calling
  7. Big
  8. Robbery
  9. Flaws And Sins
  10. Feeling
  11. Syphilis
  12. Who Shot Cupid?
  13. Ring Ring (with Rvssian feat. Clever)
  14. Desire
  15. Out My Way
  16. The Bees Knees
  17. ON GOD (feat. Young Thug)
  18. 10 Feet
  19. Won’t Let Go
  20. She’s The One