"> MV & EE - Gettin' Gone - Indiepoprock

Gettin’ Gone


Un album de sorti en chez .

Sur la pochette de "Gettin’ Gone", on aperçoit au loin Matt Valentine et Erika Elder, assis sous un arbre. Face à une jaquette aussi sereine, on ne s’attendait pas à une telle décharge sonore en ouverture de l’album. Avec Susquehanna, MV & EE réalisent une puissante entrée en matière où la guitare se fait volontiers […]

Sur la pochette de "Gettin’ Gone", on aperçoit au loin Matt Valentine et Erika Elder, assis sous un arbre. Face à une jaquette aussi sereine, on ne s’attendait pas à une telle décharge sonore en ouverture de l’album. Avec Susquehanna, MV & EE réalisent une puissante entrée en matière où la guitare se fait volontiers distordue et baveuse. De quoi nourrir de profonds espoirs sur ce duo repéré par Thurston Moore et édité par son label Ecstatic Peace.
 
Après un déluge finissant à deux doigts du larsen, MV & EE réussissent à calmer nos oreilles avec le superbe The Burden. Sur ce titre aux tonalités plus folk, quelques arpèges cristallins, brillamment exécutés sur une guitare acoustique datant d’un autre temps, se partagent le haut du panier avec une vieille pedal-steel réverbérée. Sur d’autres morceaux acoustiques, comme I Got Caves In There, la voix de Matt Valentine se fait fluette, évoque celle d’un petit enfant timide. Une tonalité qui rappelle celle de Neil Young, période "After The Gold Rush". Avec de telles références, MV & EE s’en sortent plutôt bien dans un registre folk finalement assez éculé, et réussissent à garder un équilibre entre des compositions introspectives et revêches.
 
Sur Hammer ou Speed Queen le son s’étoffe et devient plus électrique, les ambiances se font plus distordues, évoquant tour à tour le psychédélisme de Crazy Horse, où la noirceur de Bardo Pond. La voix d’Erika Elder, qui émerge au milieu de ces vagues de déflagrations sonores, semble être notre seul point de repère au milieu de ces atmosphères saturées et lancinantes. On retrouve quelques invités, comme Samara Lubelski, officiant déjà sur le dernier effort solo de Thurston Moore, ou Jay Mascis, cantonné, cette fois-ci, derrière les fûts d’une batterie.

Lorsque l’album se clôt sur l’hypnotique Country Fried, le mélancolique Home Confort, ou encore le bluesy Sweet People, on est pas loin de crier au chef-d’œuvre. En mélangeant folk rural et distorsion séminale, MV & EE viennent de sortir un des grands moments de ce début d’année.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Blood (Empty Promises)
  2. Not Listening
  3. Stop Looking Start Seeing
  4. Take Me
  5. Getting Away With Murder
  6. Be Free
  7. Done With You
  8. Scars
  9. Sometimes
  10. Blanket Of Fear
  11. Tyranny Of Normality
  12. Do Or Die

La disco de MV & EE