"> Passion Pit - Manners - Indiepoprock

Manners


Un album de sorti en chez .

Héros un jours, zéro le lendemain, tel est le traitement trop souvent réservé aux jeunes groupes/artistes par tout ce que le web compte comme chroniqueurs. On encense très vite, trop vite, sur la foi d’un ou deux singles, faisant ainsi monter le buzz et puis comme un enfant gâté qui se lasse de ses jouets […]

Héros un jours, zéro le lendemain, tel est le traitement trop souvent réservé aux jeunes groupes/artistes par tout ce que le web compte comme chroniqueurs. On encense très vite, trop vite, sur la foi d’un ou deux singles, faisant ainsi monter le buzz et puis comme un enfant gâté qui se lasse de ses jouets dès qu’ils ont servi plus d’une ou deux heures, on passe à autre chose en fustigeant le buzz qui règne autour de ce groupe que l’on encensait il y à peu.

Pour illustrer cet état de fait, on ne pouvait rêver mieux que Passion Pit, les rois du grand écart sur la toile en 2009. Présenté hâtivement comme la nouvelle sensation indé qui allait tout dévorer sur son passage, le groupe de Boston drainait beaucoup trop d’espoirs sur ses frêles épaules au moment de la sortie de son premier album, "Manners". Résultat, l’album a déçu de nombreux partisans de la première heure et s’est vu injustement attaqué. La fin d’année approche et il n’est pas vain de tenter une entreprise de réhabilitation de ce qui restera, quoi qu’on en dise, comme une des révélations de l’année.

Passion Pit c’est avant tout des synthés, beaucoup de synthés, une électro-emo un peu kitsch et une voix gonflée à l’hélium, celle de son leader Michael Angelakos. Passion Pit c’est aussi et surtout des tubes addictifs pour animer vos soirées : Little Secrets ; Moth’s Wings ; The Reeling…et bien sûr Sleepyhead, seul rescapé du "Chunk of Change EP" par lequel tout a commencé. Le succès de Passion Pit réside dans cette faculté à vous faire danser sur quasiment chacun de ses titres comme ils l’ont prouvé avec brio lors de leurs prestations live cet été à Rock en Seine ou plus récemment au Festival des Inrocks. On oublie alors bien vite le côté répétitif de l’album, cette voix de castra un peu irritante à la longue, pour se laisser aller à ses instincts de danseur les plus primaires.

"Manners" n’est certainement pas ce qui s’est fait de mieux cette année dans le monde de la musique mais quelques uns de ses titres pourraient continuer à faire danser nombre d’entre nous au cours des prochaines années.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Make Light
  2. Little Secrets
  3. Moth's Wings
  4. The Reeling
  5. Eyes As Candles
  6. Swimming In The Flood
  7. Folds In Your Hands
  8. To Kingdom Come
  9. Sleepyhead
  10. Let Your Love Grow Tall
  11. Seaweed Song
  12. Sleepyhead - Stripped Down Version
  13. Moth's Wings - Stripped Down Version
  14. Dreams

La disco de Passion Pit