"> Peter Silberman - Impermanence - Indiepoprock

Impermanence


Un album de sorti en chez .

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La voix de The Antlers se lance en solo.

La sortie de ce premier véritable album solo de Peter Silberman nous rappelle que, au départ, The Antlers, c’était avant tout lui. Néanmoins, chacun s’accorde à reconnaître que l’acte de naissance du groupe est bien le superbe « Hospice » paru en 2009, narration poignante d’une fin de vie. Depuis, deux autres albums de haute volée ont suivi et, disons-le d’emblée, le fait que Peter Silberman réapparaisse sous son nom propre n’annonce en rien la fin de l’aventure. On peut toutefois légitimement se demander pourquoi les six titres d' »Impermanence » font l’objet d’un album solo. Ou pas… Car, à l’écoute, s’il serait exagéré de dire qu’on ne retrouve en rien la patte qui imprègne les disques de The Antlers, le concept d’album solo prend tout son sens.

En effet, The Antlers, c’est bien l’alchimie entre un songwriter délicat et deux autres musiciens qui, tout en nuances et subtilités, étoffent ses morceaux pour les emmener plus loin. « Impermanence » est à l’inverse un disque en retenue, en économie de moyens, très intimiste et sur lequel Peter Silberman se livre avec sa voix, sa guitare qui intervient exclusivement en petits accords concis, et des arrangements en fond quasi-imperceptibles. Bref, « Impermanence » est le versant le plus introspectif de Peter Silberman, et, de là à le qualifier de versant le plus étriqué, il n’y a qu’un pas. Quand on est familier et très attaché aux albums de The Antlers, de prime abord, difficile de ne pas se dire que le disque manque cruellement du souffle et de l’inventivité de ses comparses habituels. En creux, on peut également se féliciter que Peter Silberman ne se soit pas enfermé seul avec ses chansons qui, sans cela, n’auraient peut-être jamais brillé du lustre qu’elles méritent. Ce qui ne nous avance cependant pas beaucoup pour juger objectivement « Impermanence ».

Au fil des écoutes, on s’attache à la poésie simple et touchante de New York, ainsi qu’au long et solennel Gone Beyond sur lequel la voix de Peter Silberman, fragile, comme sur un fil, égrène de belles phrases musicales. Sur le (bref) reste de l’album, l’écoute se fait en revanche polie, pas dénuée d’intérêt, mais on est très loin de l’émotion à fleur de peau des albums de The Antlers. Alors oui, on le redit, c’est un album solo, mais c’est un peu dommage de sortir de l’album avec, en tête, l’idée que c’est un disque par défaut, très loin d’être indigent mais composé de morceaux que Peter Silberman n’a pas osé présenter à ses copains. Et du coup, on attend avec encore plus d’impatience une nouvelle production de The Antlers.

Rédacteur en chef
  • Publication 882 vues23 février 2017
  • Tags Peter SilbermanAnti
  • Titres recommandés New York Gone Beyond
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Tracklist

  1. Karuna
  2. New York
  3. Gone Beyond
  4. Maya
  5. Ahimsa
  6. Impermanence

La disco de Peter Silberman

Impermanence5
50%