"> Sandro Perri - Tiny Mirrors - Indiepoprock

Tiny Mirrors


Un album de sorti en chez .

Sandro Perri est ce qu’on appelle un touche à tout. Après avoir sorti un album d’électro-drone sous le nom de Polmo Polpo, été pour moitié responsable de l’album de Glissandro 70, patchwork électro-pop inventif, le tout déjà sur le label canadien Constellation, le voici revenu depuis l’année dernière à la musique avec instruments et chant. Après […]

Sandro Perri est ce qu’on appelle un touche à tout. Après avoir sorti un album d’électro-drone sous le nom de Polmo Polpo, été pour moitié responsable de l’album de Glissandro 70, patchwork électro-pop inventif, le tout déjà sur le label canadien Constellation, le voici revenu depuis l’année dernière à la musique avec instruments et chant. Après l’improbable projet, tant cela paraît inconcevable lorsqu’on connait l’album original, de réinterpréter l’album de Polmo Polpo avec guitares et voix, il nous propose aujourd’hui "Tiny Mirrors", un album de folk.

Voir un tel aventurier s’attaquer à un genre bien référencé rend méfiant, on craint que l’exercice se révèle académique et convenu. Mais cet album a un son tellement simple et direct que rien d’autre que les chansons ne peut retenir notre attention. Bonne surprise ensuite, "Tiny Mirrors", sur sa première moitié, vogue vers des latitudes légères et sereines. Sur Family Tree ou The Mime, c’est plus le nom de Caetano Veloso qui nous viendra à l’esprit que celui de Nick Drake. Voix nonchalante, jeu de guitare réduit à l’essentiel, percussions et cuivres discrets de ci de là, le charme opère naturellement.

Sur la seconde moitié du disque, une fois l’auditeur dans ses filets, Sandro Perri livre des compositions plus recherchées, l’air de rien, sans briser la dynamique du disque. You’re The One et White Flag Blues sont ainsi des morceaux charnière, qui finissent de nous convaincre que l’on n’a pas à faire ici à de l’anecdotique. D’une phrase mélodique à la limpidité touchante ou d’un riff de guitare dissonant au milieu de cette sérénité, on est ramené aux émotions directes et prenantes que seule la musique est capable de véhiculer. En fin d’album, Sandro Perri se permet de jouer avec les sons, pour nous rappeler que c’est décidément un esprit toujours en mouvement. Il nous livre un album qui se moque de figurer ou non dans des classements de fin d’année, mais qui saura se nicher dans le coin d’une discothèque idéale, à l’abri des tendances et du temps qui passe. Il est doué, ce garçon.

Rédacteur en chef

Tracklist

  1. Family Tree
  2. City Of Museums
  3. Double Suicide
  4. The Drums
  5. Everybody's Talkin'
  6. The Mime
  7. You're The One
  8. White Flag Blues
  9. Love Is Real
  10. Mirror Tree

La disco de Sandro Perri