"> Shrink - Shrink - Indiepoprock

Shrink


Un album de sorti en chez .

Avec ce premier album estampillé « rock garage », Shrink cultive la nostalgie et nous rappelle qu?il n’y a pas besoin de beaucoup de moyens pour jouer du rock, du vrai ! Une énergie brute et des refrains entêtants, voilà le secret. Officiant dans l’inusable formule « guitare, basse, batterie », Shrink réussit la collision […]

Avec ce premier album estampillé « rock garage », Shrink cultive la nostalgie et nous rappelle qu?il n’y a pas besoin de beaucoup de moyens pour jouer du rock, du vrai ! Une énergie brute et des refrains entêtants, voilà le secret.

Officiant dans l’inusable formule « guitare, basse, batterie », Shrink réussit la collision entre le rock psyché des années 70 et celui, plus direct et épuré, des années 90. d’entrée de jeu, The inner part évoque le glam-rock de T-Rex, mais revisité par les accords de guitare tranchants d’un Brian Molko. Prises séparément, les compositions donnent donc un petit goût de déjà entendu. Mais le trio marseillais tire habilement son épingle du jeu grâce à la diversité des styles abordés. Il a su aussi retourner ce son pas trop clean, inhérent à la plupart des disques autoproduits, en une marque de fabrique : le chant ne sonne pas toujours juste, les paroles passent au second plan, la guitare se perd sans prévenir derrière la basse. Bref, les puristes crieront au scandale? et alors ? Le succès que connaît le revival « garage » depuis quelques temps déjà suffit à les faire mentir.

Les morceaux s’étirent dans de longs instrumentaux sans jamais lasser, indiquant une maîtrise indéniable des instruments (nos lascars se sont longtemps rodés en jouant dans des groupes de reprises). Une assurance dont témoigne le chant aguicheur de JLuc, qui, même s’il est parfois au bord du faux pas, n’est pas sans rappeler celui de Mike Patton. Les membres de Shrink ont écouté Faith No More et les Red Hot Chili Peppers’ et ça se sent ! Slave et Super Woman Queen convoquent un bon esprit funky. Slap de basse, voix planante très 70?s se risquant dans les aigus et effets de guitare à la Hendrix martèlent la tête et invitent à danser. Les phrases musicales tournent en boucle, marquent une pause et restent en suspens, avant de reprendre de plus belle. Sur Livin’ in an ashtray et By myself, Ced prend le relais et signe, de sa voix à la fois douce et éraillée façon Eddie Vedder, des mélodies grunge qui se laissent fredonner, serties de refrains efficaces, taillées pour les ondes autant que pour la scène.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Cut You Loose
  2. Drowning
  3. Memory Man
  4. Eraser
  5. Rodeo

La disco de Shrink

Shrink
0%

Shrink