"> Slow club - Yeah, so ? - Indiepoprock

Yeah, so ?


Un album de sorti en chez .

Slow club, c’est Charles et Rebecca ( la simplicité du propos des jeunes gens se passe très bien de noms de famille), "Yeah, so" est leur premier album, bien qu’ils publient des singles depuis près de deux ans. Lui joue de la guitare, elle de la batterie et toutes sortes de percussions en général, et […]

Slow club, c’est Charles et Rebecca ( la simplicité du propos des jeunes gens se passe très bien de noms de famille), "Yeah, so" est leur premier album, bien qu’ils publient des singles depuis près de deux ans. Lui joue de la guitare, elle de la batterie et toutes sortes de percussions en général, et tous deux se partagent le chant. Avec ce rapide descriptif, il n’en faut pas plus aux médias anglais pour clamer qu’ils tiennent leurs White stripes, le duo étant originaire de Sheffield, même si leurs influences sont à priori plutôt à chercher de l’autre côté de l’atlantique. Mais chez eux, le propos est beaucoup plus pop et acoustique que chez leurs cousins de Detroit, avec un petit côté rétro. 

Il faut le reconnaître, Slow club est tout sauf un duo avant-gardiste, textes et mélodies sont globalement assez simples, et, dans de telles conditions, on pourrait presque se demander où réside le véritable intérêt de leur premier album. Sans ambages, on répondra que, chez Slow club, on ne décèle aucun opportunisme, aucune pose, mais la seule volonté d’offrir ce qu’ils aiment et savent faire, et souvent, ça marche. Certes, "Yeah, so" n’est pas entièrement exempt de temps faibles, notamment entre Sorry about the doom et Apples and pairs, le tempo et les mélodies ayant un peu tendance à se répéter. 

En revanche, une certaine désuétude va comme un gant à There’s no good way to say I’m leaving you, et surtout, on dénombre au moins trois ou quatre morceaux à l’entrain et à la fraîcheur plus que communicative. Ainsi, difficile de ne pas céder à Trophy room, Because we’re dead, et plus encore aux euphoriques Giving up on love et It doesn’t have to be beautiful, unless it’s beautiful qui vous met à votre insu un large sourire sur le visage. Pour autant, "Yeah, so", n’est-il pas un petit plaisir simple qu’on laissera vite de côté pour passer à autre chose ? Difficile à dire, mais le duo s’y entend pour s’incruster gentiment sur la platine sans lasser.

Rédacteur en chef

La disco de Slow club