"> Spleen - Comme Un Enfant - Indiepoprock

Comme Un Enfant


Un album de sorti en chez .

Gagnant en 2005 du concours "CQFD" des Inrocks, Spleen s’est forgé une réputation de showman énergique, sous son propre nom ou auprès d’autres artistes (notamment Cocorosie ou Keziah Jones).   Sur son premier album "She Was A Girl", il livrait un mélange de soul, de pop et de hip hop, plutôt inventif et sympathique. Mais […]

Gagnant en 2005 du concours "CQFD" des Inrocks, Spleen s’est forgé une réputation de showman énergique, sous son propre nom ou auprès d’autres artistes (notamment Cocorosie ou Keziah Jones).
 
Sur son premier album "She Was A Girl", il livrait un mélange de soul, de pop et de hip hop, plutôt inventif et sympathique. Mais au lieu de continuer sur cette voie, il semble se tourner vers un univers plus variétesque.
 
On sera d’abord légèrement irrité par les paroles de Amour : "Il m’a fallu beaucoup de temps pour dire je t’aime […] c’est le temps pour moi de dire aux gens que je les aime", etc. Tout cela est un peu trop lisse, trop platement dit. A la fin de la chanson, un harmonica rappelle douloureusement les errances 80’s de Stevie Wonder.
 
Sur la chanson suivante, Love Dilemme, la mélodie, la production sonnent de manière insupportablement racoleuse. Par la suite, Spleen continue d’aligner les clichés :"Oh mon stylo tu m’as sauvé la vie"… "Telle une belle rose, vieille de quelques jours, je vis à présent l’éclosion de l’amour". Ce problème est d’autant plus sensible que la voix est mixée très en avant, et la musique assez fade.
 
Il y a quand même des étincelles de magie sur Don’t Look Back, Le Roi ou Peter Pan : ici la musique semble prendre le pas sur les textes. En Particulier, Peter Pan bénéficie des choeurs angéliques des sœurs Cocorosie et d’arrangements de cordes somptueux. Ces morceaux prouvent que Spleen a du talent, malheureusement sous-exploité.
 
On aurait aimé que Spleen réussisse dans son projet de fonder une soul francophone moderne, mais on est loin du compte. Comment expliquer ce ratage ? Envie d’être plus accessible et de cibler les radios FM ? Ou tentative maladroite de se renouveler ? Peut-être un peu des deux.
 
Citons la chanson Junk Food : "Dans combien d’années, on va enfin savoir qui j’suis ? J’en ai marre, la postérité c’est lent, c’est lent". Si c’est la postérité qui vous motive Mr Spleen, alors il faudra se fouler un peu plus la prochaine fois…

Chroniqueur
  • Publication 348 vues5 novembre 2008
  • Tags SpleenMercury
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La disco de Spleen