"> Summer Camp - Welcome To Condale - Indiepoprock

Welcome To Condale


Un album de sorti en chez .

S’il nous souhaite la bienvenue sur son premier album, ce duo londonien, ne fait pas référence uniquement à un lieu mais il souhaite nous accueillir dans une époque, celle de ces « teenage movies » des années 80 façon « Breakfast Club ». Il ne s’agira pas, bien sûr, d’une copie conforme, car Jeremy Warmsley et Elizabeth Sankey ont […]

S’il nous souhaite la bienvenue sur son premier album, ce duo londonien, ne fait pas référence uniquement à un lieu mais il souhaite nous accueillir dans une époque, celle de ces « teenage movies » des années 80 façon « Breakfast Club ».

Il ne s’agira pas, bien sûr, d’une copie conforme, car Jeremy Warmsley et Elizabeth Sankey ont eu la judicieuse idée de diluer une certaine « power pop » américaine par une approche « bruitiste » faite de sonorités synthétiques, de réverbérations vocales et de boîtes à rythme. On aurait pu craindre ; en effet, un mélange hétéroclite mais c’esst plutôt tout le contraire qui se produit. Les titres sont enlevés (Better Off Without You), souvent exubérants (Summer Camp, Welcome To Condale, 1988, Down) et ont tous ce charme d’une l’immédiateté presque ensoleillée. Il convient d’ailleurs de signaler combien la production de Steve Mackey (Pulp) parvient à nuancer ces tableaux en leur donnant une patine nostalgique, sur un Ghost Train sépia à souhait notamment. On aurait tort , pourtant, de réduire Summer Camp à un groupe ne faisant qu’habiller différemment une humeur effervescente. Une bonne partie de ce disque va, en effet, le voir tenter d’élargir son panorama en y incluant des touches où la nostalgie se teinte de mélancolie, voire de claustrophobie. I Want You est une chanson sur le manque et le désir qui sonne comme une obsession menaçante grâce à des synthés glaçants alors que Losing My Mind ou surtout Nobody Knows Me dévoilent une dramatisation dans laquelle pointe parfois une humeur à la Portishead.

Seuls Brian Krakow avec son riff qui semblent emprunté à Jesus & Mary Chain et Done Forever,où les vocaux de Sankey sonnent trop ouvertement mélodramatiques, ternissent un peu le séjour où nous sommes hébergés soniquement. « Welcome To Condale » est un « debut album » bien sympathique au point de presque nous faire voir surgir une Molly Ringwald dirigée par David Lynch au détour de ses plages.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Better Off Without You
  2. Brian Krakow
  3. I Want You
  4. Losing My Mind
  5. Summer Camp
  6. Nobody Knows You
  7. Down
  8. Welcome to Condale
  9. Done Forever
  10. Last American Virgin
  11. Ghost Train
  12. 1988

La disco de Summer Camp