"> The Bees - Free the bees - Indiepoprock

Free the bees


Un album de sorti en chez .

2002, l’année du premier opus des Bees : ‘Sunshine Hit Me’ qui sera rapidement oublié ; injustement ? Et alors. Paul Butler et Aaron Fletcher qui étaient seuls aux commandes de cette première tentative renforcent la formation de quatre instrumentistes pour nous soumettre « Free The Bees ». Allez savoir, les abeilles sont certainement cloîtrées au bagne […]

2002, l’année du premier opus des Bees : ‘Sunshine Hit Me’ qui sera rapidement oublié ; injustement ? Et alors. Paul Butler et Aaron Fletcher qui étaient seuls aux commandes de cette première tentative renforcent la formation de quatre instrumentistes pour nous soumettre « Free The Bees ».

Allez savoir, les abeilles sont certainement cloîtrées au bagne sur l’île de Wight. A-t-on pour autant affaire à un manifeste ? Tout tend à nous en convaincre. Mais quelles sont les revendications de ce groupuscule pacifiste ? Rien de moins qu’une renaissance des sixties. Encore des réac ? Et même si. Qu’importe la cabriole est remarquable. Alors, les Bees, où est-ce qu’on va ? C’est sans doute l’intérêt de ce disque : « No Particular Place To Go » disait Chuck Berry en 1964.

Le duckwalker ne doit pas être très loin puisque « Free The Bees » proclame sa fascination pour l’âge d’or du Rock, les années 60. On retrouve le long de ces douze pistes l’empreinte des Beatles pour les mélodies, des Beach Boys pour les ch?urs et du merveilleux son analogique pour parfaire les contours. Paul Butler qui est à l’origine du groupe s’applique au mixage ainsi qu’à la production qui se veut indomptable.

Oui, ça bouscule, c’est chaud et plein de couleurs, un véritable feu d’artifice qui donne envie d’être amoureux. Le disque est magnifié par un songwriting qui révèle un ensemble riche et cohérent. Seule ombre au tableau, un instrumental : ‘The Russian’ qui finalement ne trouve pas sa place, même en cherchant bien : un joint de trop ? Pas de quoi s’effrayer, ce titre teinté de Reggae n’entache pas la galette. Aucun risque, cette faiblesse est épaulée par onze perles pop-psyché.

La pérégrination est intelligemment introduite par ‘These Are The Ghosts?, une chanson planante, qui permet de s’acclimater à l’ambiance globale du disque. Sur la route, on est foudroyé par le riff de ‘Horsemen’. Ce titre est construit sur la base d’un couplet hargneux et agressif, soutenu par des guitares qui surgissent sans crier gare et par une voix sur la tangente à la limite de l’extinction et à l’opposé on a un refrain angélique : deux vers rédempteurs. Le solo, lui, est diabolique, on tient le titre Rock spontané et étincelant.
Après la tempête vient le slow absolu. ‘I Love You’ l’incarne avec beaucoup d’élégance, une ballade douce et intemporelle sur laquelle les enfants seraient obligés, dans un monde parfait, de danser jusqu’à épuisement lors de leurs fêtes de 16 à 20h pour aller ensuite se coucher la tête pleine de souvenirs passionnés.

Voilà mes trois pièces préférées mais le reste est tout aussi admirable de par la richesse que crée l’harmonie des instruments et l’énergie que dégage le groupe. ‘Free The Bees’ a été enregistré en trois semaines dans les studios d’Abbey Road, le résultat est surprenant. La suite ? La formation va collaborer avec Gorillaz (groupe fondé par Damon Albarn). Au fait, ça a tout de même l’air de leur tenir à c?ur, alors libérez les abeilles.

Chroniqueur
  • Publication 222 vues17 août 2004
  • Tags The BeesVirgin
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Tracklist

  1. These Are The Ghosts
  2. Wash In The Rain
  3. No Atmosphere
  4. Horsemen
  5. Chicken Payback
  6. The Russian
  7. I Love You
  8. The Start
  9. Hourglass
  10. Go Karts
  11. One Glass Of Water
  12. This Is The Land
  13. These Are The Ghosts - Undead Version

La disco de The Bees