"> The Bellrays - Have A Little Faith In Me - Indiepoprock

Have A Little Faith In Me


Un album de sorti en chez .

Sur la foi de performances scéniques enflammées, et de quelques disques auxquels la critique a souvent réservé un accueil dithyrambique quelque peu disproportionné, les Bellrays se sont taillés en quelques années une réputation des plus flatteuses. La voix et le tempérament de la chanteuse Lisa Kekaula, véritable force de la nature, sont loin d’y être […]

Sur la foi de performances scéniques enflammées, et de quelques disques auxquels la critique a souvent réservé un accueil dithyrambique quelque peu disproportionné, les Bellrays se sont taillés en quelques années une réputation des plus flatteuses. La voix et le tempérament de la chanteuse Lisa Kekaula, véritable force de la nature, sont loin d’y être étrangers.

La formule est désormais connue, soit un mélange entre rock garage-punk et influences soul. Sur ce nouvel album, quelques incursions funky viennent s’ajouter à une recette par ailleurs inchangée. En plus d’évoquer tour à tour les Stooges, Janis Joplin ou Tina Turner, les Bellrays ajoutent désormais Issac Hayes ou Curtis Mayfield à leur palette de références. Changements de rythme à répétition, alternance entre déluges sonores et passages plus apaisés : le son des Bellrays a, certes, le compteur bloqué quelque part entre 1965 et 1970, mais leur sens de contrepied, et ce net penchant pour les sauts du coq à l’âne, sont, eux, directement hérités de l’indie-rock de la fin des années 80.

Sur le papier, tout cela semble extrêmement affriolant. Pour autant, on ne se rendra pas sans réserve : certains morceaux franchement faiblards (Lost Disciples) passent peut-être bien l’épreuve de la scène, mais ici, la production trop soignée et trop lisse musèlent l’énergie du groupe et rendent certaines lacunes bien évidentes. Les cuivres (Third Time’s The Charm) s’intègrent mal à l’ensemble et sont toujours « de trop ». Quant aux chansons les plus lentes, tirées vers un funk-soul plus laxiste que lascif, elles peinent tout simplement à convaincre, malgré la souplesse vocale de Lisa Kekaula.

L’édition française se termine sur une reprise des Cornichons de Nino Ferrer, clin d’oeil aussi sympathique qu’anecdotique. L’ensemble, concis et enlevé, s’écoute sans déplaisir, sans ennui, à l’instar finalement des précédents disques des Bellrays. Mais on peine toujours à percevoir le génie de ce groupe bien surestimé…

Chroniqueur