"> The Cyborgs - Extreme Boogie - Indiepoprock

Extreme Boogie


Un album de sorti en chez .

5

Le blues en lignes de commandes

Rythmiques martiales, pentatoniques robotiques, The Cyborgs peuvent se targuer de produire un son franchement identifiable qu’on pourrait définir schématiquement comme du blues indus. Exacerbant à tout va leur marque de fabrique, en, par exemple, ne communiquant sur les réseaux sociaux qu’en messages codés en binaire – des 0 et des 1, oui oui – les deux compères insufflent tout ce qu’il peuvent d’assimovien dans leurs compositions (à l’origine toutes cotonneuses). Mais une fois sorti de l’iconographie, que reste-t-il de la musique?

I’m Just A Cyborg And I Don’t Believe In God, tout un programme, ouvre le bal, avec pour le coup un blues parfaitement conventionnel. Loin d’être à un paradoxe prêt et fort de sa démarche binaire à tous les niveaux, le duo contrebalance son propos par des instrumentaux qui, parlons crûment, ne casse pas trois pattes à un canard Vtech. Par la suite, les compositions se démarquent par un son lourd comme le plomb et des fûts frappés à la manière du lapin Duracel (survolté). Ceci va occasionner quelques morceaux parfois trop simplistes, soit, mais bien souvent, on arrive à des mariages incongrus et assez jouissifs comme sur le Bee Leave Me qui fonctionne comme son titre, une sorte de jeu de mots musical, les univers s’imbriquant à merveille, le tout dans le clin d’œil permanent.

Cyborg Boy lui, de son côté, semble vertement inspiré du Bad To The Bone de George Thorogood. Oui, le nom n’est pas forcément très évocateur, mais le fait qu’il s’agisse Du titre blues de la bande-son de Terminator 2  fini de nous achever sur la démarche à la fois fun et jusqu’au-boutiste de nos amis…

Parlons aussi de Oxyehho titre qui nous fait autant penser au projet DJing blues, Dick Voodoo , qu’au parrain de l’indus, Trent Reznor et son Nine Inch Nails.

On peut décliner cet album par une succession de clins d’œil sur différentes dimensions, qui s’appuient tout de même sur quelques trouvailles numériques en studio qui ne sont pas de trop. Parce que oui, le blues n’est pas à proprement parler le style le plus porteur de complexité musicale, alors quand on cherche à l’épurer à ce point on s’expose à des compositions manquant d’impact, il faut reconnaître que « Extreme Boogie » souffre de cet effet de bord. Par contre, comme bien souvent dans ce pan de la musique, on ne doute absolument pas du potentiel live de ces Italiens. La démarche est risquée, mais déjà démarche il y a, en l’occurrence elle est même parfaitement identifiée et assumée, en cela on ne peut que reconnaître une forme d’approche artistique. De plus, quelques fantaisies et l’ambiance très jouissive qui se dégage de cet « Extreme Boogie » finiront par nous laisser un souvenir fun et bienveillant pour nos blueseux pucés…

S’il ne devait en rester qu’un titre : Bee Leave Me.

 

 

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  • Publication 443 vues9 juin 2015
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Tracklist

  1. I'm Just a Cyborgs and I Don't Believe in God
  2. Extreme Boogie
  3. Yes I'm Right
  4. Ain't Easy (feat. Jeremiah Payson)
  5. Cadillac
  6. SOS
  7. Spanish Is Sexy
  8. Plug Me
  9. Up Down Left Right
  10. Cyborg Boy
  11. Oxyehho
  12. Zero Blues
  13. Game Over

La disco de The Cyborgs

Extreme Boogie5
50%