Dès le titre d’ouverture, une question lancinante se pose à nos yeux d’amateurs de pop musique dite "sérieuse". The Hoosiers seraient-ils responsables d’une bonne grosse blague de potache à 2 euros ? Au contraire, veulent-ils rendre par un bon gros clin d’oeil, un hommage appuyé et sincère à quarante ans d’histoire de la pop et […]
Dès le titre d’ouverture, une question lancinante se pose à nos yeux d’amateurs de pop musique dite "sérieuse". The Hoosiers seraient-ils responsables d’une bonne grosse blague de potache à 2 euros ? Au contraire, veulent-ils rendre par un bon gros clin d’oeil, un hommage appuyé et sincère à quarante ans d’histoire de la pop et plus particulièrement à l’incontournable hit des Turtles Happy Together en pompant allègrement son intro ?
Verdict, certainement un peu des deux et c’est très bien ainsi. Des années plus tard cela prouve au moins qu’un jeune groupe reste rêveur devant l’idée de la pop song parfaite. Tout l’album du reste avance massivement dans cette direction. Quand le spectre de Paul Mc Cartney surgit au détour de Goodbye Mr A, avant de croiser une sarabande de Beatles psychés sur A Sadness Runs Through Him. Tout cela permet de se familiariser avec l’univers chamaré du trio. Les couleurs changent un peu par la suite, l’acoustique Clinging On For Live, le binaire et pétillant Cops And Robbers, l’apparition de claviers et de cuivres jusqu’à un Killer simple et ultra efficace. Money To Be Made termine la promenade en toute simplicité voyant Irwin accompagné d’un violon et d’un violoncelle.
Malgré un gout douteux pour les fringues, The Hoosiers étonne par la fraicheur pop émanant de son premier album. Une très bonne surprise, surtout après avoir surmonté les idées toutes préfabriquées de la première prise de contact.
- Publication 413 vues8 juin 2008
- Tags The HoosiersSony Music
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