"> The Icarus Line - Penance Soirée - Indiepoprock

Penance Soirée


Un album de sorti en chez .

Dérangeante cette pochette de disque : un visage de profil dont de longs filins sortent des globes oculaires telle une traînée de sang. Charmant. La douleur est apparemment un élément pas étranger à la musique de The Icarus Line : à savoir un rock garage sauvage, agressif. Et effrayant. Pourtant, bien que tout ceci soit […]

Dérangeante cette pochette de disque : un visage de profil dont de longs filins sortent des globes oculaires telle une traînée de sang. Charmant. La douleur est apparemment un élément pas étranger à la musique de The Icarus Line : à savoir un rock garage sauvage, agressif. Et effrayant.

Pourtant, bien que tout ceci soit particulièrement rentre dedans, il faut reconnaître que l?ensemble n?est pas très accessible au premier abord. Les structures des compositions sont tout sauf linéaires et ne répondent en rien à l?enchaînement couplet/refrain attendu. De même les riffs de guitares, aussi tranchants soient-ils s?avèrent souvent très alambiqués. Or des guitares, il n?y a que ça. Des tonnes, sur-saturées, hystériques. Une véritable toile d?araignée. Quelque part entre Rye Coalition et Jesus and Mary Chain. Pour preuve l?énorme, dantesque « Getting bright at night ». Un déluge. Signalons d?ailleurs là le travail indéniable de mixage de Alan Moulder tant l?entreprise n?est pas évidente. Il n?est pas aisé de canaliser de la lave qui se répand partout.

La voix n?est pas en reste, le charismatique chanteur Joe Cardamone s?ingéniant à donner la réplique à ses compères avec la même verve malsaine. Parfois traînante (« White devil »), souvent arrogante, le timbre n?est pas sans rappeler celle de Perry Farrell de Jane?s Addiction (« Virgin velcro »).

En attendant de savoir comment ils sont capables de reproduire sur scène ce capharnaüm sonique, on écoutera ce « Pernance Soirée » plusieurs fois pour en saisir toute la? euh? sauvagerie. Délectable masochisme.

Chroniqueur

La disco de The Icarus Line