"> The Irrepressibles - Mirror Mirror - Indiepoprock

Mirror Mirror


Un album de sorti en chez .

On avait pu vérifier, avec le second album du Get Well Soon de Konstantin Gropper, que la pop baroque avait du mal à tenir la longueur d’un album. Ce qui fonctionne bien sur 3-4 titres a tendance a tourner à l’indigestion passé ce cap. Pourtant, en matière de baroque et d’orchestration grandiloquente, on a trouvé […]

On avait pu vérifier, avec le second album du Get Well Soon de Konstantin Gropper, que la pop baroque avait du mal à tenir la longueur d’un album. Ce qui fonctionne bien sur 3-4 titres a tendance a tourner à l’indigestion passé ce cap. Pourtant, en matière de baroque et d’orchestration grandiloquente, on a trouvé encore plus fort que Get Well Soon avec le collectif anglais The Irrepressibles. Dix membres, à la fois musiciens et performers, des concerts bénéficiant de véritables mises en scènes théâtrales, un leader (Jamie McDermott) au timbre androgyne et un album construit en forme d’opéra barococo, à la fois glam, pop, lyrique et baroque.

L’écoute des 12 titres de "Mirror Mirror" dépasse en effet le cadre traditionnel de la musique, si l’on accepte de se laisser embarquer dans l’univers décalé de cette troupe haute en couleurs. Cordes (violons, violoncelles), vents (flûte, cor, clarinette…) et piano accompagnent Jamie McDermott le long de 12 saynètes aussi lyriques qu’excentriques, à la manière d’un Klaus Nomi ou, plus proche de nous, des Canadiens d’Of Montreal. On ne peut s’empêcher d’évoquer également la ressemblance vocale entre McDermott et Antony Hegarty (même s’il s’en défend), flagrante sur Forget the Past, même voix de tête perchée dans les aigus, ou à un degré moindre avec celle du Canadien Patrick Watson sur The Tide.

"Mirror Mirror" est plutôt construit comme un opéra, une pièce de théâtre, que comme un album de pop indé classique. On a en effet le sentiment à son écoute d’assister à un spectacle tout autant sonore que visuel, avec ses moments de calme et ses envolées lyriques. Parmi les meilleurs moments de cet album on retiendra la grâce d’In Your Eyes et de My Witness, les envolées d’un Nuclear Skies ou au contraire le côté intimiste de The Tide, mais c’est avec le somptueux In This Shirt que le groupe de Jamie McDermott tutoie les sommets. Il clôture un album qui n’a, au final, qu’un seul défaut, celui d’arriver après le phénomène Antony & The Johnsons, mais avec un titre aussi beau qu’In This Shirt on consent à pardonner beaucoup de choses.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. My Friend Jo
  2. I'll Maybe Let You
  3. In Your Eyes
  4. Anvil
  5. Forget the Past
  6. Knife Song
  7. My Witness
  8. Nuclear Skies
  9. Splish! Splash! Sploo!
  10. The Tide
  11. Transition Instrumental
  12. In This Shirt

La disco de The Irrepressibles