"> The Long Winters - When I pretend to Fall - Indiepoprock

When I pretend to Fall


Un album de sorti en chez .

John Roderick. Voilà un enfant terrible du rock’n roll comme on n’en fait plus. Il tient d’ailleurs plus de Neal Cassady (en plus intello) que de la rock star typique, comme en témoigne sa biographie pré-musique : il a été un vagabond fauteur de trouble créant un joyeux bordel (dont il fit parfois les frais) […]

John Roderick. Voilà un enfant terrible du rock’n roll comme on n’en fait plus. Il tient d’ailleurs plus de Neal Cassady (en plus intello) que de la rock star typique, comme en témoigne sa biographie pré-musique : il a été un vagabond fauteur de trouble créant un joyeux bordel (dont il fit parfois les frais) à Seattle, tout en étudiant et en enseignant l’Histoire Comparée des Idées à l’Université du Washington. Pas exactement un petit branleur en converses donc.

Et pourtant, ce sont les personnalités tout de même assez établies de l’ « indie scene » Sean Nelson de Harvey Danger et Chris Walla de Death Cab For Cutie qui l’ont poussé fin 2000 à enregistrer les chansons qu’il portait en lui depuis longtemps. Avec un line-up de musiciens qui rendrait jaloux un who’s who de la scène indé de Seattle, il produit son premier opus « The Worst You Can Do Is Harm », qui sort en 2002.

Mais c’est avec cet album, « When I pretend to Fall », que tous considèrent comme plus abouti, qu’il donne la pleine mesure de son talent. Certains ont même dit de lui qu’il était Dylan en sweat à capuche (« Basically, he’s Bob Dylan in a hoodie »). Autrement dit le croisement d’un songwriting adulte et d’une révolte indé à la démarche plus adolescente. Et curieusement, ça marche plutôt bien. 12 chansons qui respirent l’authenticité et les expériences que l’on aimerait peut-être avoir. Car ce disque est, en dépit de son côté parfois un peu obscur et crypté, authentique parce que vrai. Roderick a mis en chansons les expériences que lui a donné sa vie atypique faite de tribulations en tous genres (cet homme rentrait tout de même d’un voyage à pied d’Amsterdam à Istanbul quand ses amis l’enfermèrent dans un studio).

Mais malgré le côté exotique et décalé des expériences personnelles de l’homme, ce sont des chansons auxquelles l’auditeur peut s’identifier, d’abord parce qu’elles respirent la vérité, et ensuite parce qu’elles parlent quand même de choses que nous connaissons, comme les déceptions amoureuses (Nora) de volupté (Cinnamon), et du fait que personne ne peut vraiment nous comprendre (Stupid), thème cher aux Indie Kids s’il en est.

En bref, ce disque n’est sans doute pas la révolution méconnue que l’on prétend, mais il reste que c’est une série bien foutue de chansons pas mal du tout. Chaudement recommandé à tous ceux qui cherchent un nouveau songwriter un peu différent et à ceux qui aiment les personnages vagabonds et hors norme.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Blue Diamonds
  2. Scared Straight
  3. Shapes
  4. Cinnamon
  5. Bride And Bridle
  6. Blanket Hog
  7. It'll Be A Breeze
  8. Stupid
  9. Prom Night At Hater High
  10. New Girl
  11. The Sound Of Coming Down
  12. Nora