"> White Hassle - Your Language - Indiepoprock

Your Language


Un album de sorti en chez .

Avec un précédent album, « The Death of Song », en demi-teinte mais qui pouvait laisser espérer une suite plus prometteuse, White Hassle avait toutes les cartes en mains pour jouer un coup gagnant. Malheureusement, il semblerait que Marcellus Hall et ses comparses se soient pris les pieds dans le tapis, nous gratifiant d’une chute à peine […]

Avec un précédent album, « The Death of Song », en demi-teinte mais qui pouvait laisser espérer une suite plus prometteuse, White Hassle avait toutes les cartes en mains pour jouer un coup gagnant. Malheureusement, il semblerait que Marcellus Hall et ses comparses se soient pris les pieds dans le tapis, nous gratifiant d’une chute à peine amortie.

On aurait pourtant aimé vous dresser les louanges de ce groupe dont nous attendions, naïvement, beaucoup mieux. On se fiait notamment à la réputation du label Fargo, qui nous avait habitué à une qualité certaine dans les groupes qu?il produit, de Crooked Fingers à Andrew Bird en passant par Alamo Race Track, pour ne citer qu?eux. Mais il ne fut pas possible de faire autrement que de rester sur notre faim, frustrés par ce disque souvent maladroit, terne, et peu inspiré au fond.

Et ça n’est pas faute d’avoir essayé. Car il émane de ces 12 titres une volonté évidente de bien faire, de soigner l’écriture, malheureusement plombée par une affligeante banalité. Il faut dire que niveau comparaison, certains n’y étaient pas allés avec le dos de la cuillère, plaçant White Hassle à égale importance des Strokes ou d’Interpol, dans un registre évidemment différent. Force est de constater que ces New-Yorkais-là ne jouent pas dans la même cour que nos blancs-becs du jour.

Tout n’est pas mauvais, loin de là, sur « Your Language ». Mais on a l’impression que le groupe tente de s’accrocher à un style bluesy-country-rock qui ne lui va pas, là où Cake, par exemple, avait plutôt bien réussi. Du coup, les consonances stoniennes, comme sur Neon not the night ou Eloïse, font plus figure de passage obligé, histoire de se soigner une crédibilité, que de réelle identité musicale. Seul le titre Garden Shake it Shake it sort un peu du lot, et parvient à accrocher l’oreille. Mais le tout souffre irrémédiablement d’une production trop linéaire, ôtant tout relief au disque. La présence d’Ambrosia Paisley (chanteuse de Shivaree) sur You?d be surprised reste finalement anecdotique tant les maladresses, à l’image des scratchs sur Star position jalonnent ce projet en manque cruel d’imagination, et vraiment décevant.

Chroniqueur

La disco de White Hassle