"> Nick Cave, le 7ème art et la littérature - Indiepoprock

Nick Cave, le 7ème art et la littérature

On connaissait le Nick Cave rockeur, que ce soit au sein de The Birthday Party (son 1er groupe) et Grinderman ou bien avec les Bad Seeds, on a appris à connaître depuis quelques années les autres facettes de ce Janus australien. Le cinéma et la littérature sont les grandes passions de Nick Cave en dehors de la musique comme en témoignent les diverses passerelles empruntées depuis plus de 25 ans par l’hyperactif Nick Cave (et son compère Warren Ellis).

Au cinéma, c’est Wim Wenders en 1987 qui lui donne pour la première fois l’occasion de se frotter au 7ème art. Le réalisateur allemand, grand fan de musique, propose en effet à Nick Cave (qui vit à Berlin) un petit cameo dans son film « Les Ailes du Désir », l’Australien y interprète son propre rôle et deux titres avec les Bad Seeds (From Her To Eternity et The Carny) vers la fin du film. Les autres apparitions de Nick Cave à l’écran interviennent dans la foulée de cette première expérience puisque on le retrouve un an plus tard au casting de « Ghosts…of The Civil Dead », le premier film de son compatriote australien John Hillcoat, mais également à celui du « Johnny Suede » de Tom DiCillo, aux côtés de Brad Pitt et Catherine Keener.

Nick Cave dans Les ailes du désir

C’est avec l’écriture, son autre grande passion, que Nick Cave va véritablement découvrir les dessous du cinéma. On le retrouve en 2005 dans le fauteuil de scénariste pour le troisième film de John Hillcoat, le western « The Proposition ». Nick Cave et son compère Warren Ellis signent également la bande-originale, hostile et aride comme l’outback australien dans lequel se déroule l’action du film.

Deux ans plus tard, en 2007, c’est de nouveau pour un western que Cave et Ellis sont invités à composer une bande-originale. « L’Assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford », magnifique film de Andrew Dominik avec Brad Pitt et Casey Affleck. Puis, en 2009, les deux hommes retrouvent John Hillcoat pour l’adaptation cinéma du roman à succès de Cormac McCarthy, « La Route ». La musique composée par les deux acolytes collent à merveille avec l’ambiance post-apocalytique du film. Enfin, en 2012, Nick Cave reprend la plume et sa double-casquette de scénariste et de compositeur pour le « Lawless » de John Hillcoat, dans l’Amérique de la prohibition.

A côté de ça, on l’a dit, Nick Cave voue également une grande passion pour l’écriture, comme l’ont prouvé au cours des ans la qualité de ses textes. L’Australien s’est donc assez naturellement essayé au format long et possède deux romans à son actifs : le premier, « Et l’âne vit l’ange » en 1989, qui reprend quelques uns des thèmes présents dans les paroles de The Birthday Party ou de ses premiers albums avec les Bad Seeds, puis « La Mort de Bunny Munro » en 2009, pour lequel il a composé avec Warren Ellis une bande-originale qui sert à illustrer la version audiobook lue par Nick Cave en personne.

Chroniqueur
  • Publication 544 vues16 mars 2013
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