I’m coming


Un album de sorti en chez .

Avec The Book of Lies, leur précédent album, nous avions laissé (à tort) Jack The Ripper, dans de sombres ruelles, sur les bords de la Tamise, en compagnie d’un Nick Cave sous acides… I’m coming propose une réelle évolution vers des terres plus chaleureuses pourtant tout aussi tourmentées. Chaque chanson semble nous compter les destins […]

Avec The Book of Lies, leur précédent album, nous avions laissé (à tort) Jack The Ripper, dans de sombres ruelles, sur les bords de la Tamise, en compagnie d’un Nick Cave sous acides…

I’m coming propose une réelle évolution vers des terres plus chaleureuses pourtant tout aussi tourmentées. Chaque chanson semble nous compter les destins tragiques de personnages errant dans les cabarets d’une Allemagne décadente des années 30.

Le chanteur n’hésite pas à prendre, avec une certaine nonchalance, la voix de ses personnages (Escape ou Martha)… Voix inquiétante et pourtant charmeuse. L’éventreur attire ses proies avant de leur porter un coup fatal.

Chansons mélancoliques sur lesquelles se développe une réelle recherche des arrangements, déjà perceptible dans le premier album, mais qui s’accompagne désormais d’un aspect presque dansant, entraînant…
Tout se joue dans le souci du détail. Les guitares se font discrètes mais essentielles, les cordes soutiennent les atmosphères (Feral buddleia), les paysages sonores, une trompette parfois latinisante (The Astronaut of her majesty, Bad lover) parfois proche du Ghost d’un Miles Davis, soutenue par un bandonéon ‘gallianesque’, un trombone en fanfare, une scie musicale… Et pour parfaire cette Portraits’ gallery, la voix de Jean Marais en Bête sans Belle sort d’outre-tombe grâce au soutien d’un violon tzigane et d’un vibraphone.

Jack The Ripper nous entraîne dans une danse tourbillonnante qui vous prend aux tripes jusqu’à complet enivrement. Qu’est-ce que c’est bon !

Chroniqueur
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