"> Danse de Nuit - Sans Soleil - Indiepoprock

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Derrière ce nom aussi beau qu’intriguant se cache le brestois Vincent Blouch, qui developpe une musique époustouflante, aux confins de la dark-folk et d’un blues crépusculaire. L’incarnation d’un imaginaire entre ombre et lumière, où se mêlent aridité et avant-gardisme. Dans la lignée de La Houle ou de Festin, le musicien déploie dans « Sans Soleil » des compositions à la noirceur ambivalente, taillées dans un slow-core inquiétant mais surtout fascinant.

On perçoit dans le disque l’ombre de Leonard Cohen, de son élégante nonchalance, trahissant une profondeur abyssale, tristesse conjurée dans l’ivresse de la musique. Il en résulte un disque saisissant, qui flotte au-dessus du rock et du jazz, tissant des atmosphères doucement effrayantes.

Puissamment évocateur, « Sans Soleil » a tout d’un astre noir, rayonnant de sa poésie sépulcrale, comme la bande-son d’un polar littéraire. Déversant des ambiances toxiques et addictives, rappelant parfois l’univers de Rodolphe Burger. Même si Danse de Nuit, et son mélange d’ambiant et de jazz, de doom et de mélancolie, n’a, en fait, pas vraiment d’équivalent. Sauf peut-être d’autres brestois, les géniaux Dale Cooper and the Quartet.

Musique d’un film jamais tourné, « Sans Soleil » nous plonge corps et âme dans son beau cauchemar, sa lenteur hypnotique. On en redemande.

Yan
Chroniqueur
Danse de Nuit - Sans Soleil