"> Caprice - Sister Simplicity - Indiepoprock

Sister Simplicity


Un album de sorti en chez .

C?est encore avec une joie non dissimulée et sans caprice que nous découvrons le nouvel album de ce groupe russe qui joue avec nos rêveries enfantines, dans un registre qui lie sans fautes de goûts romantisme, ?comptines pop? et néo-classique. Laissant un temps leur trilogie elfique, hommage à l??uvre de Tolkien, « Sister Simplicity » s?attaque aux […]

C?est encore avec une joie non dissimulée et sans caprice que nous découvrons le nouvel album de ce groupe russe qui joue avec nos rêveries enfantines, dans un registre qui lie sans fautes de goûts romantisme, ?comptines pop? et néo-classique.

Laissant un temps leur trilogie elfique, hommage à l??uvre de Tolkien, « Sister Simplicity » s?attaque aux grands auteurs de la littérature anglo-saxonne. Mary Shelley, Oscar Wilde, Lord Byron, Shakespeare, etc. sont ainsi portés en musique pour notre plus grand plaisir, Anton Brejestoski traduisant les passions humaines : l?amour, la mort, la tristesse et la beauté.

L?orchestration plus sobre n?en devient que plus forte grâce au talent de ces sept musiciens issus de l’Opéra National de Moscou. Un piano parfois remplacé par un clavecin, un violon et un violoncelle et trois vents (basson, clarinette, flûte) et lorsque que la voix d?Inna s?avance alors, délicate et envoûtante, tout n?est plus qu?une caresse, un rêve?

Anton franchit lui aussi le pas derrière le micro, pour réciter le temps d?un Hiver, puis d?un Eté, qui donnent à Caprice un aspect solennel voire tragique qu?on ne leur connaissait pas jusque là. Dans le même temps, le groupe dévoile de grands sourires baroques. Green are the rashes se paie ainsi le luxe d?une fête de cour, peut être en l?honneur de La Poupée de la Fille du Roi.

Par sa diversité et les ouvertures proposées, Caprice réalise peut être son album le plus abouti, de ces albums qui vous font frissonner parce qu?une douce voix longe votre nuque, avec une douceur infinie. De ses albums qui vous remplissent de joies et de mélancolies. Ne suis-je pas tout simplement tombé amoureux ?

Chroniqueur