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Crystal Castles (II)


Un album de sorti en chez .

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Il faut bien avouer que lorsqu’on les a vus arriver, avec leurs grandes gueules, leur électro cheap et crado et l’étiquette hype collée à leurs basques, on ne donnait pas cher de leur peau. Et puis…et puis…on a écouté leur premier album et on a rangé nos préjugés au rayon souvenirs, sauf pour le côté […]

Il faut bien avouer que lorsqu’on les a vus arriver, avec leurs grandes gueules, leur électro cheap et crado et l’étiquette hype collée à leurs basques, on ne donnait pas cher de leur peau. Et puis…et puis…on a écouté leur premier album et on a rangé nos préjugés au rayon souvenirs, sauf pour le côté tête à claques, là il n’y a rien à faire. Il faut dire que les Crystal Castles cultivent cette image depuis leurs débuts, notamment en live où le duo composé de Ethan Kath et de la magnétique Alice Glass est réputé pour ses prestations parfois chaotiques. Faisant suite au remarqué « Crystal Castles », voici donc « Crystal Castles (II) » et l’on espère que le duo canadien n’aura pas mis toute son originalité dans le choix du titre de son deuxième album…

Clairement et sans plus attendre, la réponse est non. Moins punk que son prédécesseur, mais pouvait-il en être autrement, ce deuxième album évite le traditionnel cas de conscience posé aux groupes lorsqu’il s’agit de pondre une suite à un premier essai transformé en modifiant légèrement le concept sans pour autant renier ce qui a fait son succès. Si Alice Glass s’égosille toujours autant (Doe Deer ; Baptism),  elle joue désormais également dans un registre plus « pop planante » qu’on ne lui connaissait pas (Celestica ; Suffocation), bien aidée en cela par un son moins sale que précédemment.

La musique parlons-en car elle aussi a subie un toilettage maison. On retrouve toujours ce son 8bits si caractéristique, les mêmes synthétiseurs new-wave, les mêmes relents italo-disco, au service désormais de mélodies plus planantes (Empathy ; Violent Dreams ; Pap Smear) sans pour autant que le résultat vire à une mauvaise mayonnaise mainstream. Certains vous diront que Crystal Castles s’est embourgeoisé sur cet album en délaissant le côté sombre de leur musique, il y a certainement un peu de vrai dans cela, mais on retiendra plutôt que le duo canadien a su faire évoluer intelligemment ses acquis pour proposer ce qui sera sans doute l’un des tout bons albums d’électro de l’année.

Chroniqueur
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La disco de Crystal Castles