"> Editors - The Back Room - Indiepoprock

The Back Room


Un album de sorti en chez .

Que peuvent bien avoir ces quatre Anglais de si original pour attirer nos oreilles en cette rentrée musicale, saturées qu’elles sont des découvertes dont on nous abreuve chaque année au moment de la rentrée ? Pas grand-chose, a priori, et c?est paradoxalement ce qui pousse à accorder une attention toute particulière à cette formation en […]

Que peuvent bien avoir ces quatre Anglais de si original pour attirer nos oreilles en cette rentrée musicale, saturées qu’elles sont des découvertes dont on nous abreuve chaque année au moment de la rentrée ?

Pas grand-chose, a priori, et c?est paradoxalement ce qui pousse à accorder une attention toute particulière à cette formation en provenance de Birmingham. Editors, c?est en quelque sorte la réponse (tardive) au rock ténébreux et planant d’Interpol, qui a remis au goût du jour cette noirceur si chère à Joy Division, ou la sombre mélancolie d’Echo and the Bunnymen. Un héritage qui, au moins, attire l’attention. Ces références lourdes, le groupe semble d’ailleurs les avoir ingurgitées à l’excès, tant l’ombre des pères de la new-wave plane sur certains des morceaux de ce premier opus. Et pour cause, puisque le groupe est signé chez Kitchenware, label phare des années 80 dont Prefab Sprout fut un des porte-drapeaux?

« The Back Room » ne saurait cependant se résumer à un simple plagiat des références sus-citées. Le parti-pris de l’emphase et de la grandiloquence une fois accepté, le disque délivre à l’écoute une réelle profondeur, à commencer par les finesses des harmonies, comme sur Munich ou Fingers In the Factories, deux hymnes en puissance, qui, s’ils ne sont pas promis à un grand avenir dans l’Hexagone, devraient remplir les stades outre-manche. Soutenue par des guitares rythmiques atmosphériques (Lights) qui poussent les mélodies jusqu’à l’incandescence, le timbre chaud et élégant de la voix de Tom Smith procure à des morceaux comme Lights ou All Sparks une dimension quasi mystique. Toutefois, dans certaines chansons comme Bullets, qu’on croirait tout droit sorti du dernier Coldplay, ou Someone Says, dont la caricature new-wave appuyée par la ritournelle lancinante des claviers a tendance à agacer, l’alchimie du groupe semble s’évanouir, écraser sous la lourdeur des arrangements et de la production.

Cela montre en tout cas que le groupe possède encore une importante marge de progression avant de réaliser un album plein et homogène. Mais à tout prendre, on se contentera aisément des quelques perles qui jalonnent cet album malheureusement sorti dans l’anonymat de la torpeur estivale, et destiné probablement à finir au fond des bacs de quelques disquaires hexagonaux poussiéreux.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Lights
  2. Munich
  3. Blood
  4. Fall
  5. All Sparks
  6. Camera
  7. Fingers in the Factories
  8. Bullets
  9. Someone Says
  10. Open Your Arms
  11. Distance
  12. Let Your Good Heart Lead You Home
  13. You Are Fading
  14. Crawl Down The Wall
  15. Colours
  16. Release
  17. Forest Fire

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