"> Esbjörn Svensson - Seven days of falling (Trio) - Indiepoprock

Seven days of falling (Trio)


Un album de sorti en chez .

La formation en trio, que ce soit en rock comme pour le jazz suscite un certaine fascination, tant elle s?appuie sur la cohésion totale de chacun de ses trois membres. Un équilibre précaire nécessairement fusionnel qui ne doit souffrir d?aucune maladresse. Dans le jazz, les trios célèbres semblent être soudés à vie, à l?instar de […]

La formation en trio, que ce soit en rock comme pour le jazz suscite un certaine fascination, tant elle s?appuie sur la cohésion totale de chacun de ses trois membres. Un équilibre précaire nécessairement fusionnel qui ne doit souffrir d?aucune maladresse. Dans le jazz, les trios célèbres semblent être soudés à vie, à l?instar de Keith Jarrett accompagné de Gary Peacock et Jack De Johnette, ou bien ils apparaissent comme des rencontres au caractère exceptionnel (le sublime « Money jungle » de Duke Ellington, Max Roach et Charles Mingus).

Depuis maintenant plusieurs années, l? E.S.T. perpétue en quelque sorte cet héritage piano/contrebasse/batterie, tout en s?abreuvant d?inspirations et de sonorités plus modernes. La musique des suédois est subtile, loin des digressions emphatiques et bavardes. Le mot d?ordre reste ici la mélodie, souvent simple et épurée mais parfaitement mise en valeur, on pense parfois aux développements progressifs des derniers Radiohead (après le trio de Brad Melhdau?). La section rythmique (Dan Berglund à la contrebasse et Magnus Öström à la batterie) sait se faire discrète pour soutenir au mieux les chorus de Svensson (le très beau « Believe, beleft, below »).

Mais la spécificité du disque réside aussi dans sa production très léchée, précieuse. C?est là où se situe l?évolution la plus (trop ?) manifeste de leur musique. Certains sons acoustiques se voient légèrement trafiqués comme le piano grésillant sur « Elevation of love ». D?autres arrangements électroniques viennent s?ajouter aux trois instruments, mais parcimonieusement et sans excès, très loin d?un Bugge Wesseltoft par exemple. L?ensemble est très aérien mais aussi très accessible.
Un beau disque de jazz apaisé et spacieux joué par un trio aguerri.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Ballad for the Unborn
  2. Seven Days of Falling
  3. Mingle in the Mincing-Machine
  4. Evening in Atlantis
  5. Did They Ever Tell Cousteau?
  6. Believe, Beleft, Below
  7. Elevation of Love
  8. In My Garage
  9. Why She Could't Come
  10. O.D.R.I.P