"> Herman Düne - Next Year In Zion - Indiepoprock

Next Year In Zion


Un album de sorti en chez .

Autant vous prévenir tout de suite, le dernier album d’Herman Düne est une bien belle déception. Car depuis l’immense chaudron musical qu’était "Giant", il semblerait qu’André Herman Düne soit parti du groupe en emportant la potion magique du songwriting, tant ce "Next Year In Zion" se révèle ennuyeux à écouter. Sans André, le groupe a […]

Autant vous prévenir tout de suite, le dernier album d’Herman Düne est une bien belle déception. Car depuis l’immense chaudron musical qu’était "Giant", il semblerait qu’André Herman Düne soit parti du groupe en emportant la potion magique du songwriting, tant ce "Next Year In Zion" se révèle ennuyeux à écouter.

Sans André, le groupe a énormément perdu de sa variété, la faute aux morceaux de David-Ivar passés en mode écriture automatique. S’il faut bien reconnaître que "Next Year In Zion" s’écoute sans déplaisir, la déception reste au rendez-vous. La faute aux textes de David-Ivar qui cherchent à retrouver la simplicité ultime de Jonathan Richman, mais se révèlent au final d’une naïveté confondante, doublé d’un certain cynisme à vouloir trop mettre en scène le nombril de son auteur. A ce titre on notera que On A Saturday, Baby Baby You’re My Baby et Try To Think About  Me ont de quoi gagner le prix Nobel du texte le plus godiche, tandis que Next Year In Zion ressemble plus à un texte de vacances écrit sur un blog qu’ à une pop-song.

S’il n’y avait que la pauvreté des textes, il n’y aurait pas de quoi s’emballer, mais la musique se révèle aussi d’un effroyable manque d’imagination. Les titres se ressemblent tous les uns des autres, la guitare acoustique est bloquée sur les mêmes accords, la basse et la guitare électrique sont vaguement inutiles et seules les percussions de Neman tentent de sortir l’ensemble des compositions du confort bourgeois dans lequel elles se sont bien malheureusement installées. Au final on retiendra quand même When We Were Still Friends et le Dylannien (Nothing Left But) Poison In The Rain qui sortent du lot et fonctionnent plutôt bien dans le style folk cool, mais ça reste finalement bien peu par rapport au reste.

On se souvient encore avec émotion de l’anti-folk du superbe "YaYa", disque solo de David-Ivar, réalisé avec Neman. On ne retrouve malheureusement rien de tout cela dans le trop confortable "Next Year To Zion" et quand on le compare au superbe "Switzerland Heritage", c’est carrément la déception. Comme on aime bien Herman Düne, on espère juste que c’est un passage à vide …

Chroniqueur