"> Islands - Return To The Sea - Indiepoprock

Return To The Sea


Un album de sorti en chez .

7

La scène Montréalaise est en ébullition. Les bons groupes y poussent comme des champignons et leurs albums trustent les premières places de tous les classements de fin d’année. Quand l’un de ses groupes les plus prometteurs disparaît, il en vient toujours un ou deux pour le remplacer voire le surpasser. The Unicorns, sur la foi […]

La scène Montréalaise est en ébullition. Les bons groupes y poussent comme des champignons et leurs albums trustent les premières places de tous les classements de fin d’année. Quand l’un de ses groupes les plus prometteurs disparaît, il en vient toujours un ou deux pour le remplacer voire le surpasser. The Unicorns, sur la foi de l’album « Who Will Cut Our Hair When We’re Gone », furent présentés comme des futurs ambassadeurs de l’indie-pop canadienne. The Arcade Fire, qui n’en étaient encore qu’à leurs débuts, assurèrent d’ailleurs leur première partie lors de la tournée post-album. Pourtant le trio se sépara en 2004 pour finalement revenir sur le devant de la scène deux ans plus tard grâce à deux de ses membres, Nick Diamonds (chanteur et guitariste) et j’aime Tambeur (batteur), sous le patronyme d’Islands.

Rejoints par cinq autres membres, les deux anciens Unicorns se sont donc attelés à la tâche afin de donner naissance à ce « Return to the Sea ». Pour que la fête soit totale, Win Butler et Regine Chassagne, les têtes pensantes d’Arcade Fire, ont participé à cet album, de même que des membres de Wolf Parade et The Bell Orchestre. Le monde indie-pop étant petit, la production est signée Richard Perry, le rouquin survitaminé de The Arcade Fire. Décidément, tout ça est une histoire de famille…

On entre rapidement dans le vif du sujet avec le titre d’ouverture, Swans (Life After Death), morceau épique de plus de 9 minutes, tout en changement de rythmes et en harmonies ciselées. Difficile de passer à la piste suivante tant l’écoute de Swans laisse exsangue de bonheur. A peine a-t-on le temps de se remettre de ses émotions que les premières notes du morceau suivant résonnent. Le chant de Nick sur Humans est accompagné par une farandole de cuivres et de sifflets : la fanfare Islands est en ordre de marche. Don’t Call Me Withney, Bobby et l’excellent Rough Gem se chargent d’enfoncer le clou grâce à des mélodies habiles qui en feront se trémousser plus d’un(e).

Le premier tiers de l’album vient de passer, assurément le plus intéressant mais également le plus uniforme. l’archipel de mélodies d’Islands prend ensuite une tournure instrumentale avec Tsuxiit, hip-hop sur Where There’s a Will, There’s a Whalebone et exotique avec Jogging Gorgeous Summer avant l’éruption de pop enjouée de Volcanoes. Les derniers titres s’avèrent plus classiques, un peu en deçà du reste de l’album, mais ne viennent en aucun cas gâcher le plaisir donné par les harmonies toujours très travaillées des ex-Unicorns.

Désormais seul aux commandes après le départ brutal de j’aime Tambeur, espérons que Nick Diamonds manoeuvrera au mieux la barque de son groupe et continuera à nous abreuver de ces mélodies dont il garde jalousement le secret.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Swans (Life After Death)
  2. Humans
  3. Don't Call Me Whitney, Bobby
  4. Rough Gem
  5. Tsuxiit
  6. Where There's a Will, There's a Whalebone
  7. Jogging Gorgeous Summer
  8. Volcanoes
  9. If
  10. Ones
  11. Bucky Little Wing

La disco de Islands

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70%

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