"> Jay-Z - Kingdom Come - Indiepoprock

Kingdom Come


Un album de sorti en chez .

Après une fausse retraite dorée, le nom le plus célèbre du hip hop de la côte Est nous revient avec un album au titre – des plus modestes, la discipline veut ça – supposé annonciateur. Kingdom Come, assonance tapageuse (qui trouve écho dans le beat de Oh My God) pour ce qui est censé être LE retour d’un […]

Après une fausse retraite dorée, le nom le plus célèbre du hip hop de la côte Est nous revient avec un album au titre – des plus modestes, la discipline veut ça – supposé annonciateur. Kingdom Come, assonance tapageuse (qui trouve écho dans le beat de Oh My God) pour ce qui est censé être LE retour d’un homme d’affaire qui n’aura « artistiquement » chômé que trois ans, le dernier opus en date étant, rappelons-le, The Black Album, dont on ne citera pas la référence.

Et comme on n’est pas un des gros pontes de la production que pour les jolies filles au bord d’une piscine, les chaînes en or et les grosses voitures, le PDG de Def Jam et Roc-A-Fella Records s’est entouré de toute une tripotée d’homologues pour assurer ses arrières. On ne dressera pas la liste, mais notons au passage la présence de Chris Martin, de Coldplay, qui ne rate décidément jamais une mauvaise occasion de se faire entendre.

Oubliez tout le chapitre sur l’aspect novateur et artistique que peut revêtir la matière, l’utilisation à bon escient de samples démontrant un décloisonnement musical efficace. L’ouverture d’esprit oui, mais on ne peut décemment avaler ce Kingdom Come dans cette assiette. Le neuvième album de Jay-Z est tout simplement d’une fadeur consternante. La section rythmique-sample posé là sans plus de réflexion (Kingdom Come, Anything pour n’en citer que deux) ne vient guère épauler des paroles que l’on aurait imaginé… disons, plus travaillées. De même, soyez rassurés, aucune mélodie n’entrera par surprise dans votre tête sans que vous ne prépariez intensivement cette entrée à grands efforts et écoutes répétées.

Que l’on ne s’y trompe pas, Shawn Carter n’a pas passé ses trois années sabbatiques à préparer ce retour, bâclé mais qui contient indéniablement les ingrédients et les invités – allez, on ne résiste pas à en citer quelques uns : Usher, Dr Dre ou encore John Legend en sont – nécessaires au succès. Mais à ce petit jeu, notre homme s’est rarement mépris.

Chroniqueur
  • Publication 376 vues14 février 2007
  • Tags Jay-ZBarclay
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Tracklist

  1. The Prelude
  2. Oh My God
  3. Kingdom Come
  4. Show Me What You Got
  5. Lost One
  6. Do U Wanna Ride
  7. 30 Something
  8. I Made It
  9. Anything
  10. Hollywood
  11. Trouble
  12. Dig A Hole
  13. Minority Report
  14. Beach Chair