"> Laura Veirs - Saltbreakers - Indiepoprock

Saltbreakers


Un album de sorti en chez .

Apparue il y a de cela trois ans sur le devant de la scène avec "Carbon Glacier", Laura Veirs avait immédiatement été saluée pour son talent d’écriture et ses mélodies limpides, qui semblaient couler de source. "Year of Meteors", son second opus paru en 2005 avait tranquillement confirmé le talent de la jeune fille sans révolution, […]

Apparue il y a de cela trois ans sur le devant de la scène avec "Carbon Glacier", Laura Veirs avait immédiatement été saluée pour son talent d’écriture et ses mélodies limpides, qui semblaient couler de source. "Year of Meteors", son second opus paru en 2005 avait tranquillement confirmé le talent de la jeune fille sans révolution, sans faute de goût non plus. L’ année dernière on a pu entendre Laura le temps d’un duo avec ses amis des Decemberists sur leur "Crane Wife", confirmant que cette jeune fille était décidément très fréquentable.

Ce troisième album ne viendra pas bousculer ces certitudes, tout comme il y a peu de chances que ceux restés rétifs à sa musique jusque là changent d’avis. Au crédit de ces derniers, on pourra mentionner le fait que certains morceaux, à évoquer la contemplation de la nature sur un ton léger, ne sont pas bouleversants. On pensera à Don’t Lose Yourself par exemple. On leur accordera également que le chant de Laura Veirs, mâtiné d’un fort accent du Colorado peut accrocher l’oreille, pour peu qu’on soit sensible à la fluidité du chant.

Mais cela ne fera que peu d’ombre à tout le reste. Saltbreakers c’est également le nom du groupe qui accompagne Laura Veirs, et elle s’est bien entourée. Tantôt dans un registre pop et enlevé (Phantom Mountain, Pink Light), tantôt discrets, comme sur Black Butterfly ou Nightingale, les musiciens sont au diapason des ambiances et des mélodies, et c’est un ravissement. Sans ostentation, sans clinquant, une vraie richesse des orchestrations se dévoile, là des guitares impeccables, ailleurs des violons celtiques ou des choeurs. Mais encore une fois c’est l’écriture de Laura Veirs qui emportera le morceau. Des pièces comme Wrecking, Ocean Night Song, Nightingale  n’auraient pas dépareillé sur un disque de Sufjan Stevens, parfaits vecteurs d’équilibre mélodique et d’émotion à fleur de peau. Ce qui chez certains pourrait ressembler à du sur-place devient chez Laura Veirs une nouvelle preuve de talent et de détachement par rapport aux critères imposés par le business de la musique, pour remettre au centre le véritable enjeu : la beauté du geste.

Rédacteur en chef
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Pink Light
  2. Ocean Night Song
  3. Don't Lose Yourself
  4. Drink Deep
  5. Wandering Kind
  6. Nightingale
  7. Saltbreakers
  8. To the Country
  9. Cast a Hook in Me
  10. Phantom Mountain
  11. Black Butterfly
  12. Wrecking
  13. Bright Glittering Gifts

La disco de Laura Veirs