"> Mono - Rays Of Darkness - Indiepoprock

Rays Of Darkness


Un album de sorti en chez .

5

The dark side of Mono.

Mono a donc décidé de sortir conjointement deux albums en ce mois d’octobre. Il y a d’un côté « The Last Dawn » dont la chronique complète est ici et d’un autre côté « Rays Of Darkness ».

Ce « Rays Of Darkness » est lui présenté comme la face sombre du projet. Avec, en plus, pour la première fois depuis 15 ans, l’annonce de la disparition de tous les éléments orchestraux. Juste les musiciens face à leurs instruments. Tout ceci est super alléchant sur le papier, surtout pour les fans de la première heure qui commençaient clairement à en avoir marre de cette surenchère mélodramatique à coup d’orchestres.

Qu’en est-il après l’écoute ? Un sentiment très mitigé et beaucoup de frustrations. Même si cela démarre magnifiquement avec Recoil, Ignite qui résume à elle seule le meilleur du groupe : longue piste qui oscille entre calme et rage, montagne russe qui nous livre l’ADN de Mono en 13 minutes. Après, cela se gâte avec un Surrender anecdotique, suivi de The Hand That Holds The Truth qui après deux minutes d’ennui prend un peu d’ampleur pour se conclure sous les cris de Tetsu Fukagawa, membre du groupe screamo/post-rock Japonais Envy. On ne nous avait pas menti en disant « l’album le plus sombre de la carrière du groupe », du moins sur cette chanson. Pour finir, The Last Rays, où presque 7 minutes d’une sorte de drone bouillonnant et quasi industriel. Et puis c’est tout !

Oui juste quatre titres! C’est ce qui constitue en soi le plus grand défaut du disque car deux ou trois chansons en plus auraient apporté le relief nécessaire. Le drone final aurait été une belle conclusion à l’album alors qu’ici il tombe à plat et on se demande ce qu’il fait là. On se demande aussi pourquoi faire toute cette communication autour de deux albums alors qu’on aurait pu faire rentrer le tout sur une seule galette. Cela n’aurait choqué en rien car les deux faces du projet ne sont pas si différentes que ça, finalement. Pour preuve les pochettes qui se superposent mais au final se ressemblent fortement.

En piochant dans les deux albums pour ne garder que le meilleur, Mono aurait pu sortir un chef d’oeuvre. C’est dommage.

Chroniqueur