"> My Name Is Nobody - The Good Memories - Indiepoprock

The Good Memories


Un album de sorti en chez .

Je me souviens avoir assisté au « petit set de mellowtempo depression-folk » de Vincent Dupas, comme il l’appelle lui-même avec un brin de dérision, alors qu’il était de passage à Toulouse. Ce disque est l’occasion de redécouvrir ses autres qualités ; son calme et sa gravité, qui font beaucoup penser aux chanteurs américains Kurt […]

Je me souviens avoir assisté au « petit set de mellowtempo depression-folk » de Vincent Dupas, comme il l’appelle lui-même avec un brin de dérision, alors qu’il était de passage à Toulouse. Ce disque est l’occasion de redécouvrir ses autres qualités ; son calme et sa gravité, qui font beaucoup penser aux chanteurs américains Kurt Wagner (Lambchop), Eddie Vedder (Pearl Jam) et Bill Callahan. « The Good Memories » évoque ainsi beaucoup « Supper » (2003), l’un des albums les plus accessibles de Callahan. On retrouve les chevaux chers à celui-ci (« go back to your stable/give your horses a brush » sur The Wrong Trainer). Comme ce dernier, Dupas a un don pour délivrer des chansons calmes mais affirmées, où il montre qu’entre tous ses interlocuteurs c’est lui qui a la main. « please go back to your stable to clean/the mess you made in it »

Il sait aussi faire prévaloir la spontanéité, laisser respirer, susciter la fraîcheur, parfois le grand frisson : « i’m facing the white mount/i’m trapped again in the whirlwind of the winter/i vanish in the snow/and freeze your image in an avalanche ». Outre l’hiver, un autre thème, le voyage : New Mexico, Japanese Tales et My Life Travelling for Working n’en font pas le secret. Les tournées dans plusieurs pays d’Europe – avec même la chance d’avoir effectué un baptême américain – et les nombreux concerts ont donné à Vincent Dupas une hauteur de vue. Pas besoin de préméditation ni de grandes répétitions pour préparer le disque, ses 10 compositions (sur 12 enregistrées au cours des 2 dernières années) sont venues brutes de leur énergie électrique, et Dupas y assume une tristesse et parfois une mollesse introspective.

Il est accompagné de plusieurs amis, notamment Mark Trecka et Nona Invie des troubadours Dark Dark Dark. C’est une chorale improvisée tout entière qui participe à l’enregistrement de Japanese Tales, une chanson au charme évanescent, sans batterie, guidée par un banjo. « The Good Memories » semble gagner en limpidité jusqu’au couplet de folk songs languissantes, Nastassia et Homestrech, qui le terminent.

Chroniqueur