"> Pernice Brothers - Live a Little - Indiepoprock

Live a Little


Un album de sorti en chez .

Face à une relative discrétion, Il convient de rappeler que Joe Pernice fait partie de ces songwriters dont l’art s’apparente souvent à de l’orfèvrerie : des compositions pop lumineuses fabriquées à l’ancienne et portées par des textes ironiques dont le sens de la formule fait souvent mouche. Un don de l’écriture qui rappellera, n’ayons pas peur […]

Face à une relative discrétion, Il convient de rappeler que Joe Pernice fait partie de ces songwriters dont l’art s’apparente souvent à de l’orfèvrerie : des compositions pop lumineuses fabriquées à l’ancienne et portées par des textes ironiques dont le sens de la formule fait souvent mouche. Un don de l’écriture qui rappellera, n’ayons pas peur de la comparaison, Morrissey. Sur ce nouvel album des Pernice Brothers, "Live a Little", on peut donc apprécier un son plus ample qu’à l’accoutumée, prompt à servir quelques bijoux pops.
 
Les amateurs exclusivement tournés vers le "tatapoum" taillé pour le dance-floor peuvent passer leur chemin, il ne retrouveront pas dans ce "Live a Little" une efficacité démesurée, la discographie des Pernice Brothers étant plutôt réservée pour le dimanche matin que pour le samedi soir. Toutefois il serait dommage de passer à côté des mélodies pop que Joe Pernice façonne dans un si bel écrin : un peu de guitare acoustique, et les passages électriques évoquent plus les Shadows que Jay Mascis ; ajoutez à cela un piano et un orchestre à cordes pour ornementer le tout. Enfin la voix discrète et suave de Joe Pernice réussit  par quelques jolis tours de force à faire vivre des textes plus littéraires que Rock’n’Roll.

On s’attardera particulièrement sur BS Johnson, un morceau de bravoure relativement court qui atteint des sommets grâce à un texte dédié à l’écrivain du même nom. De même, PCH One fait partie de ces rares chansons pop qui permettent de retrouver un moral parti au fin fond des baskets. Toutefois l’album est aussi truffé de titres plus rock, comme Automaton, Somerville, ou encore Grudge F*** dont on regrettera juste une guitare électrique alourdie dans des solos un peu trop expressifs, seule faute de goût de cet excellent disque. Enfin, Cruelty To Animals semble bien partie pour devenir un équivalent de Meat Is Murder du Moz’, dont la chanson fut le sujet d’un essai de Joe Pernice
 
A l’évidence les Pernice Brothers ont disposé de plus de moyens que sur leur précédent album, "Discover a Lovelier You", et a composé un bon nombres de pépites nous rappelant "Overcome By Happiness". Quelques esprits chagrins et cyniques trouveront peut être les mélodies des Pernice Brothers un peu plan-plan à leur goût, on répondra gentiment à ceux-là de nous laisser tranquillement profiter de ce magnifique "Live a Little".

Chroniqueur

Tracklist

  1. Automation
  2. Somerville
  3. Cruelty To Animals
  4. Zero Refills
  5. Microscopic View
  6. How Can I Compare
  7. B.S. Johnson
  8. PCH One
  9. Conscience Clean (I Went To Spain)
  10. Lightheaded
  11. High As A Kite
  12. Grudge Fuck (2006)