"> Pita - Get off - Indiepoprock

Get off


Un album de sorti en chez .

Certaines expériences musicales tiennent de l’épreuve, du travail sur soi, de sa propre capacité à supporter ce qui, de prime abord, nous est étranger voire nocif. Pita peut être véritablement nocif à un volume trop élevé. Donc prudence, mais que cette introduction ne vous chasse pas pour autant. Pourtant, pour l’initié, la surprise est absente […]

Certaines expériences musicales tiennent de l’épreuve, du travail sur soi, de sa propre capacité à supporter ce qui, de prime abord, nous est étranger voire nocif. Pita peut être véritablement nocif à un volume trop élevé. Donc prudence, mais que cette introduction ne vous chasse pas pour autant.

Pourtant, pour l’initié, la surprise est absente sur « Get off », qui fait suite à « Get out » (1999) et « Get down » (2002). l’électro aussi minimaliste qu’apocalyptique de Peter Rehberg est (toujours) traversée de bruits blancs et de stridences douloureuses (le terrifiant Babel). Chaque plage développe une ambiance, un couleur? enfin, plusieurs variantes de gris et de noir. Pita serait, en un sens, le pendant sonore du peintre Soulage et de ses grands monochromes noirs opaques. Rehberg travaille sur la texture même des sons plus que sur des structures complexes. Parler de chanson est parfaitement abscons. Il faut plutôt y voir/entendre une forme de composition abstraite où l’accident et l’aléatoire occupent des places de choix, quasi primordiales. C?est d’ailleurs ce qui rend ce disque varié malgré son extrême aridité apparente.

Un vrai disque lynchien, malsain et oppressant. La bande-son parfaite de vos cauchemars.

Chroniqueur
  • Publication 221 vues3 juin 2005
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La disco de Pita

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