"> Poney Club - Gusty Winds Exist - Indiepoprock

Gusty Winds Exist


Un album de sorti en chez .

Nouveau poulain de l’écurie Noise Digger, le Poney Club est en fait un quatuor délivrant, selon les termes de son site Internet, une « petite musique de chambre débridée, voire déjantée« . Essentiellement instrumentale, la musique du Poney Club s’appuie sur de constants changements d’ambiance et de rythme, progressifs (Sand) ou subits (bruussels). On passe ainsi allègrement […]

Nouveau poulain de l’écurie Noise Digger, le Poney Club est en fait un quatuor délivrant, selon les termes de son site Internet, une « petite musique de chambre débridée, voire déjantée« .

Essentiellement instrumentale, la musique du Poney Club s’appuie sur de constants changements d’ambiance et de rythme, progressifs (Sand) ou subits (bruussels). On passe ainsi allègrement d’une accalmie méditative à une cavalcade bruitiste ; c’est cependant lorsqu’ils ruent dans les brancards que ces poneys se montrent les plus convaincants, comme le démontrent l’inquiétante tempête sonique de Bullcat, ou le solide riff d’entrée de Tools & Western.

Poney Club emprunte beaucoup aux mètre-étalons du rock cérébral intrumental et climatique (Mogwai et Godspeed You! Black Emperor en tête, comme il se doit). Bien entendu, on n’atteint pas ici les mêmes cimes : le quatuor ne démontre pas la même aptitude à tisser sur la longueur une toile sonore dont les fibres se resserrent jusqu’à l’explosion d’une phrase musicale d’une beauté pure et dévastée. Mais, si l’ensemble est encore trop souvent décousu, le Poney Club démontre à de multiple reprises une capacité à mêler mélodies d’une singulière mélancolie et sons aux riches textures (cordes, cuivres, guitares…).

Quand on officie, de près ou de loin, dans les terres du post-rock, le risque est grand de se cantonner à une musique trop formelle et abstraite. Cet écueil classique du genre est en général évité, et on ne s’ennuie pas à l’écoute de ce Gusty Winds Exist. On attend désormais de Poney Club qu’il affirme plus son style, qu’il cherche peut-être moins à prendre le contrepied systématique de l’auditeur, et qu’il réussisse à atteindre plus régulièrement les hauteurs cotoyées sur le très beau morceau final Kolkata.

Chroniqueur

La disco de Poney Club