"> Porches - Pool - Indiepoprock

Pool


Un album de sorti en chez .

7

Après des débuts discrets, le New-Yorkais Aaron Maine accède à davantage de visibilité avec ce premier album édité par Domino.

Aaron Maine, alias Porches, n’est pas un véritable débutant, ses premiers singles et un album ayant déjà été publiés en 2013 et 2014. « Pool » a pourtant des airs d’avis de naissance. Parce que, pour la première fois, le new-yorkais se voit offrir une distribution digne de ce nom, l’album s’affichant au catalogue du label Domino, qu’on ne présente plus, mais pas seulement. Né sous le signe du folk, Aaron Maine a décidé de donner à sa musique une inflexion majeure puisqu’il remplace la guitare acoustique par des synthétiseurs. La démarche peut paraître radicale, mais notre homme n’a pas complètement tourné casaque. « Pool » reste ainsi un recueil de chansons élégantes, doucement mélancoliques, principalement enregistré dans le cadre simple d’un appartement. La grosse différence, c’est qu’une fois le premier jet terminé, Aaron Maine a pu confier le fruit de son travail à Chris Coadie (collaborateur notamment de Grizzly Bear et Beach House), pour mixer le tout et donner à l’album un lustre qu’il n’aurait certainement pas eu avec des moyens plus réduits.

Force est de reconnaître que le résultat est probant : Aaron Maine possède une voix limpide, en bel équilibre entre puissance et fragilité, et son chant fait merveille sur l’ensemble du disque. Presque lyrique sur Hour, serein sur Underwater et Braid, touchant sur Glow. Les arrangements sont soignés, souvent là pour souligner les mélodies, comme sur Shaver, Be Apart, Pool, d’autres fois pour les emmener plus loin (Even The Shadow, Car, qui avec ses guitares fait sonner le morceau comme un tube new-wave). Malgré un léger penchant pour les ambiances douce amères, l’album brille par sa sérénité, son épure. Le principal luxe d’Aaron Maine pour écrire puis peaufiner cet album a certainement été le temps, et ça s’entend. Quand d’autres cultivent l’urgence, lui trouve sa pertinence dans la langueur, qui ne glisse jamais dans l’indolence ou l’apathie. « Pool » est donc un véritable disque de songwriter, qu’on dira moderne si l’on s’en tient à sa forme sonore. Mais les synthés font partie intégrante de la musique pop depuis suffisamment longtemps pour que Porches cherche avant tout à parer ses chansons d’un climat doucement onirique, adapté à son état d’esprit, sans les priver de leur intemporalité. Enfin, les machines ont l’avantage que, s’il prenait à certains l’envie de se trémousser doucement sur Be Apart ou Mood, tout les y inviterait. Bref, on voit mal comment « Pool » échapperait à votre discothèque.

Rédacteur en chef
  • Publication 1 013 vues9 février 2016
  • Tags PorchesDomino
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Tracklist

  1. Underwater
  2. Braid
  3. Be Apart
  4. Mood
  5. Hour
  6. Even The Shadow
  7. Pool
  8. Glow
  9. Car
  10. Shaver
  11. Shape
  12. Security

La disco de Porches

The House6
60%

The House

Pool7
70%

Pool