"> Raymondo - River Into Lake - Indiepoprock

River Into Lake


Un album de sorti en chez .

Dans l’ombre du tintamarre médiatique orchestré autour du "renouveau de la scène rock belge", Raymondo sortait en 2004 un premier album simplement superbe. Dans une autre catégorie il est vrai, mais nettement plus appréciée que celle des "white collar" de la musique. Deux ans plus tard, les Bruxellois nous reviennent avec "River Into Lake" qui […]

Dans l’ombre du tintamarre médiatique orchestré autour du "renouveau de la scène rock belge", Raymondo sortait en 2004 un premier album simplement superbe. Dans une autre catégorie il est vrai, mais nettement plus appréciée que celle des "white collar" de la musique. Deux ans plus tard, les Bruxellois nous reviennent avec "River Into Lake" qui confirme les très bons débuts du groupe.

Arborant toujours un style que l’on qualifiera de bossa dépressive, Raymondo a ceci dit décidé de varier davantage ses atmosphères. Après River Into Lake, gentille petite introduction, on savoure déjà avec Christmas In The Sun. Que ce soit son refrain enfiévré ou sa mélodie de guitare à rebrousse-poils, on est sous le charme de ce titre qui confronte avec ingéniosité le chaud et le froid. Même enthousiasme pour Tomorrow qui brille par ses "papapa papam" ou autant de (battements de) choeurs à croquer, mais également par sa batterie où officie un Boris Gronemberger (V.O., Venus, Françoiz Breut) toujours aussi en verve.

De California à More Than Friends, l’adrénaline retombe un peu et l’on se dit qu’enregistrer un disque dans un village qui s’appelle Mol ça doit forcément laisser quelques séquelles. Heureusement, Coco Heart Girl mais surtout le magnifique Taste Like Blue nous font vite oublier ces moments d’errance.

Si l’on peut lui reprocher son ventre mou, "River Into Lake" n’en demeure pas moins un très bel album. Et au delà de ce bilan conclu en beauté par Raymondo, Christian Nolf et ses acolytes nous rappellent qu’une scène indépendante authentique existe bel et bien en Belgique et qu’elle regorge de pas mal de talents.

Chroniqueur

La disco de Raymondo