"> Richard Ashcroft - Keys To The World - Indiepoprock

Keys To The World


Un album de sorti en chez .

Voici le troisième essai solo de l’ex-leader de The Verve, après « Alone With Everybody » (2000) et « Human Conditions » (2002), qui présageaient d’une carrière intéressante. Ces dix nouvelles chansons n’ont de nouveauté que leur parution, puisqu?elles ont été enregistrées sur plusieurs années, avant d’être livrées sur ce « Keys To The World […]

Voici le troisième essai solo de l’ex-leader de The Verve, après « Alone With Everybody » (2000) et « Human Conditions » (2002), qui présageaient d’une carrière intéressante. Ces dix nouvelles chansons n’ont de nouveauté que leur parution, puisqu?elles ont été enregistrées sur plusieurs années, avant d’être livrées sur ce « Keys To The World ».

c’est la voix mixée très en avant que Richard Ashcroft nous fait découvrir ses titres. Tant mieux : avouons qu?en matière d’organe vocal, le Richard se défend plutôt bien. Mis en boîte dans un studio du côté de Londres, cet opus oscille entre rock rugueux sous testostérone ( Why Not Nothing ) et ballades mielleuses et très collantes ( Why Do Lovers ? ).

Peu convaincant dans les extrêmes, c’est dans les chansons mid tempo comme Break The Night With Colour ou Music Is Power qu?Ashcroft s’exprime le mieux. Intrinsèquement inégal, ce « Keys To The World » enfonce la porte laissée ouverte par Bob Dylan sur World Keeps Turning, fait penser au pire de Stereophonics sur Cry Til’ The Morning (moment vraiment difficile du disque?) et fait heureusement ressurgir quelque chose de Going To California de Led Zeppelin dans l’intro de Sweet Brother Malcolm. Programme éclectique donc…

Bien produit, vaguement ennuyeux et réellement honnête, « Keys To The World » offre de jolies chansons au propos quelque peu torturé, sans jamais atteindre le niveau d’un Sonnet (sur l’album « Urban Hymns » de The Verve, en 1997) ou même de certains titres de « Alone With Everybody ». Attention, l’ennui n’est jamais bien loin, même si ces chansons ont tout de celles qui vieillissent bien. A réécouter dans deux ans ?

Chroniqueur