"> Sean Lennon - Friendly Fire - Indiepoprock

Friendly Fire


Un album de sorti en chez .

Pas facile d’être « fils de », quelle que soit la branche que l’on choisit. Les comparaisons vont bon train et peut-être encore plus lorsqu’il s’agit d’art. Soyez le fils d’un des membres d’un des groupes, si ce n’est le groupe le plus important de l’histoire du rock et vous comprendrez aisément la difficulté de défendre son […]

Pas facile d’être « fils de », quelle que soit la branche que l’on choisit. Les comparaisons vont bon train et peut-être encore plus lorsqu’il s’agit d’art. Soyez le fils d’un des membres d’un des groupes, si ce n’est le groupe le plus important de l’histoire du rock et vous comprendrez aisément la difficulté de défendre son travail. C’est pourtant ce qu’affronte obstinément Sean Lennon, fils de John et Yoko, depuis sa plus tendre enfance…

Si celui-ci s’est un premier temps tourné vers la scène indé new-yorkaise, tout d’abord musicien pour Cibo Matto puis sous son propre nom avec « Into The Sun » sorti en 1998 sur Grand Royal, label des Beastie Boys… Il a reculé un temps pour collaborer avec des individus aussi divers que Deltron 3030, John Zorn, Rufus Wainwright, Jurassic 5, Ben Lee ou Vincent Gallo. Et c’est finalement aujourd’hui seulement qu’il assume pleinement la filiation, n’ayant plus peur de se brûler les ailes. Si on pense évidemment au père, on s’étonne de le voir plutôt lorgner du côté du frère ennemi McCartney. Pop mélodieuse donc, songwriting soigné dont la douceur n’est pas sans rappeler la mélancolie d’Elliott Smith. Des arrangements de cordes soignées agrémentent des mélodies romantiques, proche de la perfection. A noter cette reprise psyché du Would I Be The One de Marc Bolan (T Rex).

Comme si un bon ne suffisait pas, le sieur Lennon nous gratifie de petits films/clips poursuivant une seule et même histoire réalisée par Michele Civetta et le mettant en scène dans tous les genres cinématographiques pendant près de trois quarts d’heure. Des ambiances lynchiennes au film d’animation en passant par la fièvre du samedi soir (en roller), le cirque, la fête foraine funky, un combat à l’épée de Zorro version Antonio Banderas… Si son personnage de loser romantique ne gagne pas à tous les coups, sa musique par contre séduit indubitablement. Ajoutez quelques amies en invitées de luxe : Asia Argento, Carrie Fisher, Lindsay Lohan ou la délicieuse Bijou Philips et l’ensemble se révèle irréprochable jusqu’à ce clin d’œil lorsqu’un gars interpelle Sean en lui disant : « Hey Julian, je suis un grand fan ! » (ndlr : Julian est son frère… lui aussi chanteur).

Bref, un indispensable de la rentrée !

Chroniqueur

Tracklist

  1. Dead Meat
  2. Wait For Me
  3. Parachute
  4. Friendly Fire
  5. Spectacle
  6. Tomorrow
  7. On Again Off Again
  8. Headlights
  9. Would I Be The One
  10. Falling Out Of Love

La disco de Sean Lennon