"> Stereolab - Chemical Chord - Indiepoprock

Chemical Chord


Un album de sorti en chez .

Il y a des groupes que l’on a envie de défendre jusqu’au bout, malgré des éléments que certains trouveront toujours rédhibitoires. Stereolab fait parti de ceux là. On ne se laissera pas arrêter par quelques réticents qui bloquent sur le chant malicieux de Laetitia Sadier et le post-rock délicieusement groovy et sophistiqué du groupe, pour […]

Il y a des groupes que l’on a envie de défendre jusqu’au bout, malgré des éléments que certains trouveront toujours rédhibitoires. Stereolab fait parti de ceux là. On ne se laissera pas arrêter par quelques réticents qui bloquent sur le chant malicieux de Laetitia Sadier et le post-rock délicieusement groovy et sophistiqué du groupe, pour se plonger une fois de plus avec béatitude dans leur nouvel album le bien nommé "Chemical Chord".

Des cordes et de la chimie, voilà donc le programme de ce nouveau disque et après une mélodie minimaliste jouée sur un clavier que l’on imagine vintage, lors de l’introductif Neon Beanbag, Stereolab passe à la vitesse supérieure avec le magnifique Three Women. Porté par une ligne de basse jouée sur deux notes funky, le morceau aborde différents angles musicaux qui finissent par se mélanger avec bonheur dans nos oreilles averties : Guitare pop et catchy, cordes et trompettes à la John Berry et section rythmique krautrock. On retrouve là toutes les recettes de Stereolab brillamment exécutées et après un "Margerine Eclipse" marqué par le décès de Mary Hansen, on est plutôt content de retrouver le groupe tutoyer les sommets de "Emperor Tomato Ketchup".

Sean O’Hagan (High Llamas) est encore présent et ajoute une profusion de cordes sur la plupart des morceaux, accentuant ainsi le côté cinématographique de ce disque. On n’aurait pas été étonné de retrouver certains passages instrumentaux de Chemical Chord dans la bande son d’un film Hollywoodien des années 60, voire issue d’un disque du compositeur français Jean-Claude Vannier. La voix détachée de Laetitia Sadier fait une fois de plus partie prenante des compositions et continue de distiller des textes d’inspiration surréaliste ou socialiste. On retrouve cette fois-ci un texte sur la colonisation et la guerre d’Algérie dans le superbe Nous vous demandons pardons.

Après quatre ans d’absence, Stereolab n’a pas perdu de son côté unique et reste toujours à cheval entre expérimentations sonores, guitares minimalistes, krautrock répétitif et volutes jazzy. Une apparente complexité évitée, parfois de justesse, par la beauté et la simplicité des mélodies de Stereolab qui resteront toujours uniques et fascinantes.
 

Chroniqueur
  • Publication 274 vues22 octobre 2008
  • Tags Stereolab4AD
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