"> The Cure - 4:13 Dream - Indiepoprock

4:13 Dream


Un album de sorti en chez .

On peut dire que nos rapports avec The Cure sont compliqués. Si on reste fidèle aux grands moments de froideur et de tristesse que sont la trilogie "Seventeen Seconds" /  "Faith" / "Pornography" ainsi que la pop existentielle de "The Head On The Door" ou "Kiss Me Kiss Me Kiss Me" ; on pense cependant […]

On peut dire que nos rapports avec The Cure sont compliqués. Si on reste fidèle aux grands moments de froideur et de tristesse que sont la trilogie "Seventeen Seconds" /  "Faith" / "Pornography" ainsi que la pop existentielle de "The Head On The Door" ou "Kiss Me Kiss Me Kiss Me" ; on pense cependant que The Cure s’est enfoncé dans une certaine médiocrité après "Disintegration". Le groupe s’est emmêlé dans de nombreuses mauvaises idées, souvent exécutées dans des morceaux interminables (oui, on parle bien là de "Bloodflowers" et "Wild Mood Swings"). Mais leur dernier album, plutôt efficace dans sa colère anguleuse, laissait entrevoir une lueur d’espoir qui avait ravivé notre affection pour la bande à Robert Smith. On se surprenait même d’attendre "4 :13 Dream" avec une certaine impatience …

Il faut bien reconnaître que l’ensemble des treize titres de ce dernier album se révèlent assez bien ficelés et fonctionnent plutôt efficacement pour un groupe qui approche bientôt les trente ans d’existence. Robert Smith est toujours accompagné de son fidèle bassiste Simon Gallup, retrouve le guitariste Porl Thompson, ainsi que le batteur Jason Cooper. Dans une formation plus serrée, la pop de The Cure se révèle beaucoup plus sèche qu’auparavant. Si les compositions de "4 :13 Dream" n’ont quasiment aucun clavier, on y retrouve une fois de plus la signature du groupe : des guitares élégiaques entremêlées de basses mélodiques, assurant ainsi un contrepoint saisissant pour une pop aux allures sombres.

On y entend à nouveau de longues complaintes tourmentées, avec notamment l’introductif Underneath The Stars. Plutôt varié, ce disque contient aussi un brin de colère avec Scream, évoquant ainsi une lointaine descendance avec Disintegration, Us Or Them, ou encore Pornography. Quelques morceaux comme Only One et Perfect Boy retrouvent avec une certaine réussite la veine pop de Just Like Heaven. On regrettera les ratés que sont Freakshow ou Sleep When I’m Dead, dont les guitares abrasives se révèlent pénibles à écouter. Plutôt rock, It’s Over annonce une fois de plus, la volonté de mettre un point final au groupe, mais à l’écoute de ses guitares décomplexées on se dit que Robert Smith n’est toujours pas prêt de sortir un album solo …

Au moment où l’on pensait que la bande de Robert Smith n’était plus capable de croire encore à la musique qu’elle a créée, The Cure nous livre ce "4:13 Dream" plutôt agréable d’écoute. Certes, Robert Smith ne renouvelle pas sa musique ni  ses compositions – le disque ressemble beaucoup trop à "Kiss Me Kiss Me Kiss Me" –  mais on sent que notre côte de sympathie commence à remonter …

Chroniqueur
  • Publication 512 vues1 décembre 2008
  • Tags The CureGeffen
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Tracklist

  1. Underneath The Stars
  2. The Only One
  3. The Reasons Why
  4. Freakshow
  5. Sirensong
  6. The Real Snow White
  7. The Hungry Ghost
  8. Switch
  9. The Perfect Boy
  10. This. Here And Now. With You
  11. Sleep When I'm Dead
  12. The Scream
  13. It's Over