"> The Mabuses - Mabused - Indiepoprock

Mabused


Un album de sorti en chez .

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L’arrivée d’un troisième album des Mabuses a de quoi raviver quelque espoir chez tous ceux qui vivent dans l’attente d’autres Arlésiennes (Kevin Shields, si tu nous entends…). Quinze ans après leur deuxième album, les Mabuses reviennent avec un troisième opus : toute ressemblance avec un groupe existant, ayant existé ou récemment reformé est évidemment fortuite. […]

L’arrivée d’un troisième album des Mabuses a de quoi raviver quelque espoir chez tous ceux qui vivent dans l’attente d’autres Arlésiennes (Kevin Shields, si tu nous entends…). Quinze ans après leur deuxième album, les Mabuses reviennent avec un troisième opus : toute ressemblance avec un groupe existant, ayant existé ou récemment reformé est évidemment fortuite. Les analogies valentinesques s’arrêtent là, les Mabuses étant aussi peu portés sur le shoegazing et les murs de guitares saturées que Franck Ribéry sur la lecture de l’œuvre complète de Marcel Proust. Qu’importe : le retour aux affaires du vrai-faux groupe de Kim Fahy est une des meilleures nouvelles de 2008.

Un instant d’anxiété nous étreint au moment de nous plonger dans ce « Mabused ! » inattendu, un nouvel album où l’on repère des visages familiers en la personne, par exemple, de JP Nataf, l’ancienne tête pensante des Innocents, ou de John Carruthers, ex-Banshee. Anxiété vite dissipée : il est rapidement évident que les années n’ont eu que peu de prise sur Kim Fahy, son talent et ses obsessions.

Le Mabuses 2008 est visiblement plus serein, moins systématiquement retors. L’influence new-wave est toujours présente, mais cette fois au second plan, bien cachée derrière une appétence sixties très marquée, sensible notamment au travers des instruments à vent très présents sur Dark Star ou Mirth. La pop est abordée sous un versant plus lumineux, et l’approche mélodique est plus frontale (sur Seasider, parfaite ritournelle pop, ou le superbe Sugarland, repris de l’album solo de JP Nataf). Mais chassez le naturel, il revient au galop, marqué par les chœurs détraqués, les suites d’accords improbables de June ou Russian Roulette.

Tout au plus pourra-t-on déplorer quelques longueurs sur ce « Mabused ! » (Garden Devils), mais elles sont largement compensées par les sommets tutoyés avec régularité tout au long du disque. On applaudit encore des deux mains le talent mélodique toujours unique de Fahy, la richesse des instrumentations et des arrangements, qui prouve que l’homme n’a rien perdu de sa méticulosité. La promenade s’achève sur une arrivée à Destination poignante, et l’évidence se fait jour : la discographie des Mabuses vient de s’enrichir d’une nouvelle perle.

Chroniqueur

La disco de The Mabuses

Mabused9
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