"> Thomas Fersen - Le Pavillon des fous - Indiepoprock

Le Pavillon des fous


Un album de sorti en chez .

Tous les artistes signés sur le label Tôt ou Tard ont une personnalité forte, des univers qui ne ressemblent qu?à eux, chacun avec sa patte, chacun avec sa voix, sans redite? Parmi les anciens, figure le sieur Thomas Fersen, éternel jeune homme, toujours à mi-chemin entre absurdité du quotidien et folie douce. Ce gentleman de […]

Tous les artistes signés sur le label Tôt ou Tard ont une personnalité forte, des univers qui ne ressemblent qu?à eux, chacun avec sa patte, chacun avec sa voix, sans redite? Parmi les anciens, figure le sieur Thomas Fersen, éternel jeune homme, toujours à mi-chemin entre absurdité du quotidien et folie douce.

Ce gentleman de la chanson française présente aujourd’hui son sixième album studio, suite de portraits originaux et décalés directement tirés du « Pavillon des fous », dont il fait sans doute lui-aussi partie, avec sa faune, sa flore, ses lubies et ses idées fixes. Une passion pour la différence que le chanteur cultive depuis l’enfance.

Une petite foire aux monstres avec un assassin aux mains qui sentent bon le savon, Hyancinthe qui ressemble étrangement au Marguerite, ami du « Petit Vampire » de Joan Sfar?, Zaza, une chienne qui pue mais qu?est sympa, un ignanodon, autant de personnages, vivants ou morts, hauts en couleur, avec un grain quelque part dans la caboche et qui finissent tous par donner le tournis.

La première moitié de l’album est plutôt ancrée dans une certaine tradition de la chanson à texte, assez dénudé, piano ou guitare et voix. Pourtant si certains arrangements viennent l’habiller de cordes ou de chorale, on est loin de l’orientation plus rock et plus sombre qui s’empare de la fin de cet album qui nous emporte de la Chapelle de la Joie jusqu?au Cosmos !

Se déjouant à nouveau de la norme, l’acrobate Thomas Fersen, comme un chat, déambule de toit en toit. Désinvolte, il se lance dans le vide, se prenant pour Pégase et retombe sur ses pattes, euphorique. Le poète est grisé par la chute et, par une pirouette et quelques cabrioles, il séduit le public qui avec lui s’envole?

Chroniqueur