"> We Are Scientists - Brain Thrust Mastery - Indiepoprock

Brain Thrust Mastery


Un album de sorti en chez .

Avec "With Love and Squalor", leur second album gorgé de tubes, les We Are Scientists avaient créé la surprise il y a de cela deux ans. Les indie-nerds new-yorkais s’étaient alors transformés en un coup de pipette magique en laborantins pop-rock doués. Une paire d’années plus tard, la belle alchimie qui avait mené le trio […]

Avec "With Love and Squalor", leur second album gorgé de tubes, les We Are Scientists avaient créé la surprise il y a de cela deux ans. Les indie-nerds new-yorkais s’étaient alors transformés en un coup de pipette magique en laborantins pop-rock doués. Une paire d’années plus tard, la belle alchimie qui avait mené le trio américain au succès a pris du plomb dans l’aile. Le départ du batteur Michael Tapper a sonné le glas de la formule en trio et laissé ses anciens compères, Keith Murray et Chris Cain, devant leurs responsabilités.

C’est donc désormais en duo que les anciens potes de fac de Claremont College (Californie) continuent l’expérience We Are Scientists, même si les crédits de l’album mentionnent le nom d’un nouveau batteur et d’un claviériste. Cette arrivée que l’on aurait pu ranger au rayon des péripéties sans conséquences prend pourtant tout son sens à l ‘écoute des 11 titres de "Brain Thrust Mastery". Les WAS ont en effet troqué leur blouse pop-rock un peu crade pour celle d’une new-wave à paillettes et synthés un peu cheap.

L’introductif Ghouls promettait pourtant de voir les New-Yorkais d’adoption continuer sur la lancée de leurs formidables singles de "With Love and Squalor". Même urgence mélodique, mêmes guitares maltraitées, même chant torturé de Keith Murray, bref la même formule gagnante pour notre trio devenu duo. Pourtant, assez rapidement l’expérience tourne au vinaigre. Le premier single, After Hours, porte en effet en lui les germes des maux qui rongent ce nouvel album des We Are Scientists. Le côté direct et spontané de leur musique est complètement noyé sous de nombreuses couches instrumentales (guitares, synthés, violons…).

La suite de l’album s’enfonce lentement dans un revival 80’s dont on n’a que faire (Lethal Enforcer ; Altered Beast ; Chick Lit), qui n’est pas sans rappeler certains groupes de l’époque,  plus préoccupés par leur problèmes capillaires que par leur musique. Vous avez dit Duran Duran ? Et que dire de That’s What Counts, le titre clôturant cet album, avec son saxo larmoyant qui n’est pas sans rappeler un certain Careless Whisper de l’ami George Michael.

Décidément ça sent le pathos pour le duo que l’on espère plus inspiré dans un futur proche sous peine de voir l’expérience We Are Scientists faire pschiiit…

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Ghouls
  2. Let's See It
  3. After Hours
  4. Lethal Enforcer
  5. Impatience
  6. Tonight
  7. Spoken For
  8. Altered Beast
  9. Chick Lit
  10. Dinosaurs
  11. That's What Counts