Second album du combo de l'île de Wight.
Les filles de Wet Leg se disent pressées et ne pas souhaiter attendre plus que nécessaire pour sortir de la nouvelle musique alors que ce second opus paraît un peu plus de trois ans après leur album inaugural, ce qui en soi n’est pas un rythme ultra-rapide. Mais il faut reconnaître que Wet Leg, notamment sur la foi de leur tube, presque devenu un hymne Chaise Longue, auront réussi la belle performance de faire tourner encore et encore pendant facilement deux ans leur premier disque sur les scènes d’ici et d’ailleurs. Alors comme Wet Leg est dans une forme d’urgence mais étire le plaisir, vérifier si « Moisturizer » tiendrait la distance au-delà de l’été plutôt qu’en liver un avis précipité ne semblait pas absurde.
Ce choix évite en outre de consiérer l’album avec des plus ou des moins par rapport à son prédécesseur. Ainsi, plutôt que considérer que, sur une partie des titres, le groupe essaie de trouver un successeur à Chaise Longue, on a davantage la sensation que, sur les morceaux les plus enlevés, il cherche à imprimer une signature : riff simple et enelevé de guitare, chant en phrasé/parlé et accélération sur le refrain avec reprise d’nne phrase simple, ça peut paraître facile mais ça fonctionne sur CPR ou Catch These Fists, en revanche ça patine sur Pillow Talk, preuve que mêmes les recettes a priori les plus érpouvées ne sont pas infaillibles.
Mais c’est bien quand l’ambition dans l’écriture se fait plus prégnante que Wet Leg peut, à côté d’une volonté d’aller vite, afficher l’ambition de durer. Et, objectivement, les titres le plus soignés, Davina McCall, Jennifer’s Body, 11:21, U And Me At Home sont tous ceux d’un groupe qui maîtrise joliment l’épiphanie pop sans lasser. Alors, oui, on entendra parler de Wet Leg pendant encore quelques années, à coup sûr.
Wet Leg sur la route
Tracklist
- CPR
- liquidize
- catch these fists
- davina mccall
- jennifer's body
- mangetout
- pond song
- pokemon
- pillow talk
- don’t speak
- 11:21
- u and me at home






