"> Windmill - Puddle City Racing Lights - Indiepoprock

Puddle City Racing Lights


Un album de sorti en chez .

7

Matthew Thomas Dillon, la tête pensante de Windmilll, a-t-il baptisé son groupe après avoir lu le chef d’œuvre de Cervantès ? L’histoire ne le dit pas, mais l’on est sûr d’une chose : avec sa voix nasillarde et ses arpèges de piano, Matthew a tout de Don Quichotte affrontant les moulins à vent et les moulinets de […]

Matthew Thomas Dillon, la tête pensante de Windmilll, a-t-il baptisé son groupe après avoir lu le chef d’œuvre de Cervantès ? L’histoire ne le dit pas, mais l’on est sûr d’une chose : avec sa voix nasillarde et ses arpèges de piano, Matthew a tout de Don Quichotte affrontant les moulins à vent et les moulinets de guitare qui font la loi depuis longtemps déjà sur la planète rock indé. Au pays des chanteurs aux voix atypiques, il côtoie Alec Ounsworth (Clap Your Hands Say Yeah) ou plus encore Jonathan Donahue (Mercury Rev), dont il est en quelque sorte un clône vocal.

Cette voix si particulière va très certainement rebuter bon nombre d’auditeurs comme ce fut le cas avec les groupes susnommés. Pourtant, une fois celle-ci assimilée, l’auditeur patient découvrira de magnifiques mélodies de pianos accompagnées par une superbe orchestration de cordes et cuivres. Peu à peu ce même auditeur ne concevra pas autre chose que le timbre si particulier de Matthew Dillon pour mettre en lumière les ballades mélancoliques fleurissant sur « Puddle City Racing Lights ».

Si le jeu des comparaisons a souvent bien peu de sens, on s’y prêtra ici volontiers tant elles s’imposent d’elles même. Mercury Rev et Flaming Lips sont les noms qui nous viennent immédiatement à l’esprit. On retrouve chez Windmill les mêmes envolées lyriques qui caractérisent, entre autres, ces groupes. Si l’on devait résumer Windmill à une chanson, ce serait sans doute Fluorescent Lights, tant le chant dépenaillé fait merveille au milieu des violons et des arpèges de piano. Les arrangements vocaux font également penser aux Polyphonic Spree, donnant l’impression qu’une chorale en toge reprend à gorges déployées les refrains de Tokyo Moon ou Plasticine Plugs.

Ce premier album risque de susciter des commentaires disparates et des avis tranchés entre les « pro » et les « anti ». Il est effectivement difficile de se situer entre les deux. Pour ceux qui auront fait fi de leurs a priori et auront été touché par la voix et les compositions de Matthew Dillon, nul doute que cet album fera partie des très bonnes surprises de l’année.

Chroniqueur
  • Publication 196 vues24 août 2007
  • Tags WindmillMelodic
  • Partagez cet article
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Tokyo Moon
  2. Boarding Lounges
  3. Fluorescent Lights
  4. Newsflash
  5. Plastic Pre-Flight Seats
  6. The Planning Stopped
  7. Asthmatic
  8. Fashion House
  9. Plasticine Plugs
  10. Tilting Trains
  11. Fit
  12. Replace Me

La disco de Windmill