"> Inrocks Indie Club #8 - Live Report - Indiepoprock

Inrocks Indie Club #8


Alors que la Maroquinerie tarde à se remplir pour la huitième édition des Inrocks Indie Club, ce sont aux lauréats du concours CQFD 2006 organisé par les Inrockuptibles, Rock?N?Roll, que revient l?ouverture de la soirée. Le chanteur lance une timide reprise de Born To Lose de Johnny Thunders & The Heartbreakers pour laisser le temps […]

Alors que la Maroquinerie tarde à se remplir pour la huitième édition des Inrocks Indie Club, ce sont aux lauréats du concours CQFD 2006 organisé par les Inrockuptibles, Rock?N?Roll, que revient l?ouverture de la soirée. Le chanteur lance une timide reprise de Born To Lose de Johnny Thunders & The Heartbreakers pour laisser le temps au second guitariste, qui connaît quelques peines avec le matériel également utilisé par The Open, de s?installer. Malheureusement la technique a décidé de faire des siennes, et c?est en trio que le groupe va devoir ?uvrer pendant une bonne moitié du set. « Nous faisons notre propre première partie » ironise le chanteur aux faux airs de Julian Casablancas. En dépit de ces quelques difficultés, il faut reconnaître qu?au royaume du rock britannique, le quatuor français s?en sort haut la main.

Suivent les anglais de The Open et leur rock atmosphérique qui prend parfois d?agréables allures de Death In Vegas. Au milieu de périodes plus toniques, des intermèdes instrumentaux à double percussion et saxophone donnent une dimension jazzy détonante. Très convaincant par moments, mais la salle n?écoute que d?une oreille.

Les sets s?enchaînent relativement rapidement et arrive bientôt l?attraction suédoise que tout le monde attendait. Les rangs se resserrent, la foule se fait plus enthousiaste. Paraissent donc les cinq nordiques de Shout Out Louds, venus pour défendre leur dernier opus, « Howl Howl Gaff Gaff ». Contrairement à toute attente pessimiste qui se respecte, le groupe mené par Adam, dont la ressemblance avec l?acteur Jason Schwartzman est troublante, ne se contentera pas d?égrener les tubes potentiels de leur dernier album pour leur première date en France.

La pop-rock envoûtante va captiver la salle, entre saillies énergiques et envolées météoriques. La fosse est peu agitée mais semble absorber chaque note qu?il lui est donnée d?entendre. Un public qui a probablement écouté en boucle le dernier disque, tant les cris de satisfaction fusent dès les premières notes de chaque morceau. En témoigne le triomphe reçu par cet excellent Comeback, vol plané qui ferait pensé à des Warlocks ayant pris un petit café noir.

Après une première nouveauté, Tonight I Have To Go, le chanteur s?enquiert auprès d?une salle ravie de savoir si celle-ci veut en entendre une seconde. La réponse va de soi, et ce sont donc deux nouveaux morceaux intrigants et étonnants qui sont offerts. Suivront d?anciens titres, ainsi qu?un rappel sur fond de guirlandes de noël qui nous feront regretter de devoir abandonner si tôt Ted (basse), Carl (guitare), Eric (batterie), Bebban (très jolie petite blonde aux claviers et à l?accordéon), ainsi que leur compère chanteur. Un finish instrumental formidablement assourdissant, Adam venant prêter main forte au percussionniste sur sa batterie, et il était temps de dérouler l?affiche « Thank You, Good Bye ». On leur retournera bien volontiers le compliment?

Chroniqueur
  • Publication 135 vues18 mai 2006
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