"> Sans titre - 2006-05-29 - Paris [La Maroquinerie] + Collage - Live Report - Indiepoprock

Sans titre – 2006-05-29 – Paris [La Maroquinerie] + Collage


Ce mois-ci sortait « The Spell« , cinquième album de The Black Heart Procession qui, après les heures latinos d? »Amore del Tropico », semble revenir à un folk rock noir, envoûtant et habité. Il était donc bien normal de les retrouver en tournée européenne et donc en France pour quelques dates à Blois, Lyon, Angoulême, St-Brieuc, Tourcoing, en […]

Ce mois-ci sortait « The Spell« , cinquième album de The Black Heart Procession qui, après les heures latinos d? »Amore del Tropico », semble revenir à un folk rock noir, envoûtant et habité. Il était donc bien normal de les retrouver en tournée européenne et donc en France pour quelques dates à Blois, Lyon, Angoulême, St-Brieuc, Tourcoing, en commençant par Paris ce 29 mai, à La Maroquinerie qui affichait complet ou presque pour l?occasion.

C?est pourtant devant une salle encore clairsemée que s?aventure Jérôme, chanteur de Collage, seul avec sa guitare acoustique et les pieds nus, pour deux-trois chansons d?un folk étiré, pas désagréable. Il est par la suite rejoint par le reste du groupe pour dérouler un set qui lorgne plutôt du côté du blues rock. Si le groupe s?en sort plutôt bien, on regrettera peut-être le côté un peu trop ?hero? du guitariste solo qui permettrait sans doute à l?ensemble de gagner en pertinence s?il savait parfois se mettre un peu plus en retrait?

C?est enfin, au tour des américains de monter sur scène, plus barbus que nos regrettés grands-papas. Au milieu de la scène, surélevée, une bouteille de vin sera vidée d?abord dans un gobelet en plastique puis, sacrilège, directement bue au goulot? Tobias Nathaniel, bonnet vissé sur le crâne passe derrière son clavier. Pall Jenkins enfile une paire de lunettes noires et débute ce concert à la scie musicale?

Régulièrement interrompus, et ce dès le second morceau, par des problèmes techniques et réglages de balance, cela n?empêche pas The Black Heart Procession d?accrocher un public, déjà acquis mais néanmoins exigent, en ne s?attachant pas particulièrement à assurer la promo de ce nouvel album mais en allant piocher dans l?ensemble de son répertoire de quoi réaliser un set riche et non formaté.

Ils nous entraînent alors dans l?Ouest américain, entre Portland et San Diego, un peu vers l?intérieur, sur l?une de ces routes qui traversent le désert, envoûtant. Ambiances cinématographiques, mélancolie enfumée, voix déchirée et chargée d?émotion, violon répétitif et hypnotique… Les guitares tissent un labyrinthe musical dans lequel on se précipite sans peur du danger, comme grisé par cette musique lancinante.

Guess I’ll Forget You, Tropics of Love, Tangled, autant de chansons qui entretiennent le mythe d?un groupe à part sur la scène indé. Malgré une prestation un peu courte, la salle est heureuse pour ne pas dire comblée?

Chroniqueur
  • Publication 129 vues29 mai 2006
  • Tags
  • Partagez cet article