"> Adam Green - Gemstones - Indiepoprock

Gemstones


Un album de sorti en chez .

Il y a peu de temps encore, Adam Green jouait de l’anti-folk accompagné d’une jeune femme, Kimya Dawson, déguisée en lapin. Mais « Gemstones », son troisième album solo, prouve que cette époque est maintenant définitivement révolue. Petit retour en arrière: en 2002, Adam Green quitte les très déjantés Moldy Peaches pour se lancer dans un projet […]

Il y a peu de temps encore, Adam Green jouait de l’anti-folk accompagné d’une jeune femme, Kimya Dawson, déguisée en lapin. Mais « Gemstones », son troisième album solo, prouve que cette époque est maintenant définitivement révolue.

Petit retour en arrière: en 2002, Adam Green quitte les très déjantés Moldy Peaches pour se lancer dans un projet solo. Il sort alors son premier album, « Garfield », enregistré (ou bidouillé) dans sa cuisine, qui se montre très différent de ce qu’il avait pu faire auparavent. L’année d’après avec « Friends of Mine », ses compositions, cette fois travaillées en studio, confirment son talent de jeune songwriter à la voix de Franck Sinatra. Autant dire que son troisième album était alors particulièrement attendu. Et « Gemstones » s’avère justement à la hauteur de nos espérances.

Délaissant les violons au profit des claviers, cet album se révèle beaucoup plus enjoué et surtout plus varié que les deux précédents. Adam Green revient ainsi au bon vieux rock’n’roll des années 50, tout en allant titiller d’autres rythmes bien différents. Dès le premier titre, Gesmstones, l’ambiance est donnée : les tempos varient sans cesse, mêlant ainsi plusieurs atmosphères au sein du même morceau. La suite s’enchaîne alors sans fausse note : Adam Green passe avec aisance de sonorités bluesy avec le magnifique Before my Bedtime, à un son beaucoup plus folk comme dans le tubesque Emily. C’est donc un véritable florilège de rythmes à la fois entraînants et chargés en émotions qui nous est offert.

Mais l’impression dominante qui s’en dégage reste celle d’un véritable crooner de cabaret, que l’on imagine charmant son public avec quelques notes de piano accompagnant sa voix chaleureuse. Car c’est un jeu auquel Adam Green se livre en balançant, sous couvert d’être un ‘chanteur de charme’, des paroles toujours aussi cyniques, à l’image du fameux No Legs (« There’s no wrong way to fuck a girl with no legs ») du précédent album. Les morceaux toujours aussi courts (en moyenne 2min30) mélangent donc habilement une certaine profondeur musicale et blagues burlesques voire potaches.

Si les textes même de l’ex-leader des Moldy Peaches n’ont pas changé de registre, la musique en revanche connait une réelle évolution. Beaucoup plus abouti et travaillé, « Gemstones » pourrait être l’album de la consécration grâce à ce swing si particulier qui incruste chaque morceau dans la tête de celui qui les écoute. Un coup de maître pour ce jeune homme de 23 ans seulement.

Chroniqueur
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Tracklist

  1. Gemstones
  2. Down on the Street
  3. He's the Brat
  4. Over the Sunrise
  5. Crackhouse Blues
  6. Before My Bedtime
  7. Carolina
  8. Emily
  9. Who's Your Boyfriend
  10. Country Road
  11. Choke on a Cock
  12. Bible Club
  13. Chubby Princess
  14. Losing on a Tuesday
  15. Teddy Boys

La disco de Adam Green