"> Arcade Fire - Everything Now - Indiepoprock

Everything Now


Un album de sorti en chez .

5

Cinquième et nouvel album signé Arcade Fire, pour le meilleur ou surtout pour le pire ?

Très indistinctement, il y a deux manières d’appréhender le nouvel album des montréalais Arcade Fire, figure rock indé du XXIè siècle, connu et reconnu par un grand nombre de musicophiles. La première serait l’aboutissement d’un travail de longue haleine pour atteindre les sommets, maîtrisant leur art avec brio tout autant que les rouages pour magnétiser le succès vers lui, le tout matérialisé par sa présence sur un monstre du disque (Columbia) et la présence de quelques pointures aux commandes (Thomas Bangalter des Daft Punk, Geoff Barrow de Portishead…).

L’autre analyse de cette cinquième production baigne sa résultante dans un désarroi sans précédent, quasi-pantois devant la tournure qu’ont adopté les événements, notamment pour les suiveurs de la première heure qui ont érigé le primitif « Funeral » et/ou ses trois successeurs comme disque(s) de chevet. Plus rien ici ne rappelle à quel point Arcade Fire a profondément marqué les esprits par sa singularité artistique, capable de magnifier le moindre battement de coeur par un riff soudain de violon au milieu d’un morceau parfaitement distillé, ou d’embarquer sa communauté dans une seule et même communion orgasmique lorsque celle-ci lui est entièrement dévouée (Wake Up!). Les desseins de soulever les foules sont eux toujours intactes, et le matériel présenté sur « Everything Now » trouvera son public, sans doute plus adepte à se trémousser que savourer l’habileté des compositions qui ont jusqu’ici glorifié ses créateurs. Pour ce qui est question de remuer gentiment les hanches, voilà l’auditeur servi par une brochette de morceaux aux rythmes irrésistibles mais loin d’être effrénés, entre relents disco (Everything Now, Signs Of Life) et mid-tempo emprunté au funk (Chemistry, Electric Blue, Good God Damn) ou à l’électro-punk d’un James Murphy (Creature Comfort), secondés en aval par des titres « hybrides » où sont conviés d’autres influences pêle-mêle (Infinite Content, Put Your Money On Me). Pour autant, rien d’absolument fantastique ni inoubliable qui puisse supplanter un soulèvement de viscères à chaque écoute, encore moins l’envie irrépressible d’y retourner sans sourcilier.

Mettre en joie et d’humeur badine, voilà finalement le principal attrait de ce nouvel opus, et l’émerveillement, s’il en est un, s’arrête déjà là. Même la panoplie orchestrale du final Everything Now (continued) ne change guère l’avis général : l’album qui le contient a tout du mauvais rêve, pas cauchemardesque mais presque. Tout maintenant n’est surtout pas grand-chose à se mettre sous la dent, très dure pour l’occasion. Dans un élan symbolique, l’unique sentence que beaucoup hurlerait volontiers à nos héros égarés serait, en forme de supplice ultime… Wake Up!!!

 

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Tracklist

  1. Everything_Now (continued)
  2. Everything Now
  3. Signs of Life
  4. Creature Comfort
  5. Peter Pan
  6. Chemistry
  7. Infinite Content
  8. Infinite_Content
  9. Electric Blue
  10. Good God Damn
  11. Put Your Money on Me
  12. We Don't Deserve Love
  13. Everything Now (continued)

La disco de Arcade Fire

70%

Reflektor

Everything Now5
50%

Everything Now

90%

Funeral

EP
0%

EP